fbpx
Inserisci una parola e premi cerca

2003 – Rien qu’une vache – La sélection de la race bovine valdôtaine

C’était 2003 et la série Rien qu’une vache racontait l’agriculture valdôtaine.

Quarante mille têtes de bétail réparties dans presque mille six cents élevages.

C’est la photographie actuelle de ce qui, depuis toujours, représente un facteur essentiel de la culture, de la société et de l’économie de la Vallée d’Aoste.

L’élevage du bétail accompagne, depuis des siècles, la vie de la communauté dans la mesure où il est un élément encore aujourd’hui déterminant dans l’utilisation des faibles ressources d’une agriculture de subsistance, liée à un territoire extrêmement hostile.

Un tiers de la Vallée d’Aoste est en effet constitué de roches et de neiges éternelles, un autre tiers est occupé par les pâturages des quelque trois cents alpages, et le reste par les terrains agricoles concentrés sur les collines et le fond de la vallée.

Un tel cadre ne laisse pas beaucoup de choix ! Cependant, l’étendue des prairies de haute montagne permet d’y accueillir, pendant tout l’été, la totalité du cheptel de la région, et compense ainsi la faible disponibilité de prés et de pâturages du fond de la vallée.

Déjà le premier recensement du bétail en Vallée d’Aoste, effectué en 1734, relevait un nombre de bovins qui dépassait de peu les quarante mille unités. Ce chiffre tend à démontrer comment encore aujourd’hui, près de deux cent soixante dix ans après, le territoire continue à déterminer le seuil de la quantité de bovins qu’il est possible d’élever sur le territoire régional.

Si le nombre de têtes n’a pratiquement pas varié dans le temps, l’impact social de l’élevage du bétail sur la population a lui subi un changement radical. Il suffit de penser que, ces dernières quarante années, la Vallée d’Aoste a perdu cinq mille exploitations zootechniques et que les mille six cents aujourd’hui en activité se sont agrandies au point de posséder une moyenne de vingt-cinq têtes chacune.

Un élevage qui n’est donc plus gouverné par les mécanismes traditionnels de l’économie familiale désormais tombés en désuétude mais qui doit offrir un revenu adéquat et assurer la conservation du territoire, seule garantie pour la sauvegarde d’un milieu montagnard unique.

Les grands changements intervenus dans l’histoire de l’élevage, au cours de ces dernières décennies, concernent également la sélection de la race valdôtaine, dont le livre généalogique remonte à 1892.

L’amélioration des qualités esthétiques et productives des bovins est le fruit le plus évident d’un long travail, pour lequel éleveurs et experts ont collaboré pour atteindre des résultats qui pouvaient sembler impossibles.

Tous les ans, une grande manifestation, La reina dou lacé, permet de vérifier le bon état de santé du secteur. Au cours de cette manifestation, les éleveurs présentent leurs bêtes les plus belles et les plus productives en lait de la région. Cet événement, qui n’est autre que le couronnement d’une année de travail en matière de contrôle et de sélection du bétail, est organisé par l’Association Régionale des Éleveurs Valdôtains et l’Association des Bovins de Race Valdôtaine.

La constitution de l’Arev, Association Régionale des Éleveurs Valdôtains, a donné un visage moderne à des activités que, dès la fin du dix-neuvième siècle, le Comice Agricole encourageait. Aujourd’hui l’association étend son action sur toutes les communes valdôtaines pour contrôler et promouvoir la sélection de la race dans ses deux variétés : la pie rouge et la pie noire-châtaine.

C’est justement cet aspect plus affectif l’atout de l’élevage valdôtain, dépourvu de toute logique de la grande production et lié en revanche au maintien du territoire, à la passion pour la race et pour les combats des reines.

Une des meilleures occasions pour les éleveurs de vérifier la validité des choix de reproduction est certainement le moment où, après six mois de stabulation hivernale, les vaches retournent savourer l’air et l’herbe des prés. Pour la traditionnelle “decorda” printanière nous voici à Gressan, dans l’étable de Rosella Frachey et Pierre Béthaz, renommée pour la qualité des reines des cornes et du lait.

La recherche ininterrompue des facteurs d’amélioration est une constante des efforts des éleveurs valdôtains qui reçoivent la coopération d’experts formés par l’Anaborava.

C’est justement à Martine Clos que nous demandons de nous accompagner  pour expliquer quelles sont les caractéristiques d’une belle vache. Et nous commençons par un magnifique exemplaire de pie rouge.

Garda est fille de Difesa, quatrième meilleure productrice de lait de la Vallée d’Aoste, et d’un taureau de fécondation artificielle, preuve de la validité des choix génétiques pratiqués par l’Anaborava. Mais quelles sont les conditions nécessaires pour avoir dans sa propre étable des vaches comme Garda?

De Doues, toujours accompagnés de Martine Clos, nous sommes descendus à Pollein pour admirer Jardin de Cirillo Viérin, une des meilleures bêtes de la race brune.

Potrebbe interessarti:

© 2020 All rights reserved.