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Vois-ci,Vois-là les faits de la Vallée d’Aoste liés au 28 mars

Notre protagoniste d’aujourd’hui est l’anniversaire de la publication du premier document –relatif à la Vallée d’Aoste – concernant les « speziali cerretani », les chirurgiens et les barbiers. Le 28 mars 1564, le duc Emmanuel-Philibert de Savoie promulgua des lettres patentes par lesquelles il autorisa l’activité de ces ancêtres des pharmaciens.

Bien évidemment le progrès des sciences et de la médecine a fait évoluer la pharmacie et la pharmacopée. Toutefois nous aurons l’occasion de voir, en suivant la conversation avec Tiziana Devoti, président de l’Ordre des pharmaciens de la Vallée d’Aoste, qu’une sorte de retour au passé s’amorce.

Les pharmaciens modernes

Par Laura Agostino

Le pharmacien du XXIème siècle est une figure différente par rapport au passé, même récent, puisque notre société est toujours plus médicalisée.

Tiziana Devoti – Président de l’Ordine dei Farmacisti della Valle d’Aosta – Le pharmacien de l’an 2000 est un pharmacien et ce n’est pas (je le dis toujours) un médecin. Parce qu’on suit un parcours d’études qui est tout à fait différent. C’est-à-dire : on peut s’adresser à un pharmacien si on a  des petits problème et on a à demander des petits conseils ; on ne peut pas s’adresser à un pharmacien pour avoir un diagnostique. Ce sont, justement, deux parcours tout à fait différents. Pour ce qui concerne la partie des commerçants… oui, on est bien évidemment des commerçants vu  qu’on vous propose des médicaments, mais on est surtout des professionistes : je le souligne toutes les fois que je peux. C’est à dire (…) nos cours d’études nous permettent de connaître les médicaments ; on connaît tous les effets collatéraux des médicaments ; on sait ce qu’on vous donne en pharmacie : soit qu’il s’agit d’un produit homéopathique, soit qu’il s’agit d’un médicament, soit qu’il s’agit d’un produit d’herboristerie ou bien un cosmétique.

Voilà qu’un concept important est introduit : dans les pharmacis on ne trouve pas seulement des médicaments venant de la médicine allopathique, mais également des remèdes d’homéopathie ou d’herboristerie. Est-ce que cela a ajouté quelque chose ou enlevé quelque chose, au métier de pharmacien ?

Tiziana Devoti – Président de l’Ordine dei Farmacisti della Valle d’Aosta – Selon moi c’est très important parce que d’avoirs même de l’homéopathie, plutôt que de l’herboristerie à vous conseiller pare qu’il y a des personnes (comme par exemple les bébés, plutôt que les femmes enceintes, plutôt que des personnes qui ont des thérapies en cours avec des médicaments assez importants)… Alors c’est très important de connaître des instruments thérapeutiques différents qui peuvent, sans effets collatéraux, les soigner et les aider. Évidemment on a dû faire des cours en plus, parce que, alors, il y a déjà 15 ans que je travaille et quand j’allais à l’Université il n’y avait pas des cours qui avaient été institués pour ce qui concerne l’homéopathie, l’herboristerie. A’ présent nos collègue ont une formation de ce genre. Donc toutes les personnes qui ont étudié avant moi ou bien avec moi ont dû bâtir leurs connaissances en homéopathie et en herboristerie. Et ça nous a, selon moi, enrichis. Absolument, parce que,  je le dis toujours, dès qu’on se soigne avec un produit homéopathique on ne peut pas avoir des effets collatéraux très importants mais quand on se soigne avec des produits d’herboristerie il faut vraiment faire attention parce que o peut vraiment avoir même des contre-indications avec la thérapie traditionnelle. Et il y a des clients qui s’adressent, justement, en pharmacie pour demander des conseils parce qu’ils ont peut de parler à un médecin. C’est à dire : « Je me soigne avec ce médicament et puis, en plus, j’ai pris cet intégrateur plutôt que ce produit d’herboristerie ». Donc c’est très important de les bien connaître.

Autrefois les pharmaciens produisaient eux-mêmes les médicaments. Aujourd’hui c’est une pratique presque complètement supplantée par l’industrie pharmaceutique. Presque, toutefois… 

Tiziana Devoti – Président de l’Ordine dei Farmacisti della Valle d’Aosta – Je dirais, pour mon expérience, qu’on cherche de récupérer cette façon de faire de la pharmacie mais, justement, pour beaucoup de médicaments ce n’est par le pharmacien qui le prépare mais c’est l’industrie. Parce que, vous savez, il y a toute une série de lois qu’il faut suivre, il  y a toute une série de normatives qu’il faut suivre. Et, de plus en plus, c’est difficile d’avoir des laboratoires qui soient bien organisés pour produire des médicaments, un gros tas de médicaments, Donc on délivre des médicaments sur ordonnance, on les prépare encore en pharmacie. Mais je dirais  que, au moins en Vallée d’Aoste, il n’y a pas de réalités dans lesquelles on produise beaucoup de médicaments.

Cela dit, est-ce que Mme Devoti aime être un pharmacien ?

Tiziana Devoti – Président de l’Ordine dei Farmacisti della Valle d’Aosta – C’est ce que j’ai choisi. Je veux aider les personnes et je peux le faire comme ça. Surtout j’adore l’aspect de la relation humaine et je suis contente de pouvoir aider les personnes, avec mes conseils, dans tous les petits problèmes qu’ils peuvent avoir.

Revenons-en à nos « speziali cerretani » : une grande partie des informations que nous avons à propos de leur activité vient de l’iconographie et les « lunettes » du château d’Issogne, à ce propos, sont d’une importance capitale.  On y voit un épicier du XVème siècle au travail. 

Les propriétés curatives des plantes sont connues depuis longtemps et, de nos jours encore, elles sont utilisées comme thérapie alternative. Inévitable alors de se rendre chez un moderne herboriste, pour nous faire expliquer son travail.

Se soigner avec les plantes

Par Isabelle Godecharles

Avant l’apparition des médicaments de synthèse, fait tout récent dans l’histoire de l’humanité, les plantes médicinales ont été utilisées contre de nombreux maux. Camomille, tilleul, thym ainsi que des centaines d’autres plantes étaient utilisés couramment pour soigner et entretenir la santé. Une grande connaissance entourait les plantes: il fallait savoir les identifier, connaître leurs noms, savoir où les trouver, à quel moment de l’année et du jour les cueillir, connaître leurs vertus et la manière de les préparer. Ce savoir était transmis de génération en génération, à la veillée. Aujourd’hui, pour bénéficier des bienfaits des tisanes et d’autres décoctions, on se rend chez l’herboriste, héritier de cette connaissance ancestrale. Mais comment devient-on herboriste ?

Les herboristeries proposent différents type de produits : des herbes – bien entendu – mais aussi des produits alimentaires biologiques et des cosmétiques naturels. 

Les plantes médicinales sont utilisées en fonction des cycles saisonniers et des besoins du corps. En hiver, ce sont les remèdes pour renforcer les défenses immunitaires qui sont le plus demandés ; au printemps les reconstituants.

Certaines plantes à l’action douce peuvent être consommées régulièrement, pour leurs vertus digestives ou apaisantes. Les remèdes vendus en herboristerie ont peu de contre-indications mais, dans tous les cas,  il convient de rester prudents et de respecter les dosages.

Les épiciers ont exercé leur métier tout au long du Moyen Age. Ils ne passèrent sous le contrôle de l’Université qu’en 1729, alors que le duc Victor-Amédée de Savoie décida que des normes précises devaient réglementer cette activité. C’est à ce moment-là que la division nette se créa entre pharmaciens et médecins. 

Les thérapies alternatives sont aujourd’hui en vogue : une grande affirmation a connu l’homéopathie, au point qu’on pourrait même lui éviter cette adjectivation qui sonne un peu réductive.

L’homéopathie est-elle encore une thérapie alternative ?

Par Isabelle Godecharles

Un nombre toujours plus important de personnes utilise aujourd’hui l’homéopathie pour se soigner et pour prévenir les maladies. Mais quelle est la différence entre homéopathie et allopathie ? Nous avons posé la question à Alberto Gaiter, néphrologue à l’hôpital régional et titulaire de l’ambulatoire d’homéopathie infantile à l’hôpital Beauregard.

L’homéopathie utilise des médicaments composés à partir de substances naturelles, ceux-ci présentent donc moins de contre-indications que les médicaments allopathiques.

Mis à part la composition des médicaments, la différence entre homéopathie et allopathie se situe également au niveau du diagnostique et de la façon de traiter la maladie en considérant l’individu dans son ensemble.

En 1999, une enquête de l’Istat a démontré que plus de 9 millions d’Italiens utilisaient la médecine non-conventionnelle et en particulier l’homéopathie. La diffusion de l’homéopathie  dans le monde s’explique aussi par le fait que la production des médicaments homéopathiques est moins coûteuse que celle des médicaments allopathiques.

Alors, homéopathie ou allopathie ? Faut-il vraiment choisir ou peut-on se soigner en utilisant les deux pratiques thérapeutiques ? 

L’utilisation de l’homéopathie et des autres thérapies alternatives en intégration à la médecine traditionnelle présente donc de nombreux avantages, non seulement économiques, mais surtout du point de vue de l’efficacité du traitement des pathologies.

L’évolution du métier d’épicier à celui de pharmacien a suivi des étapes qui se sont succédées sur un très long laps de temps. Les passages obligatoires ont suivi les progrès des études scientifiques et des systèmes de formation. 

Un parcours qui a été substantiellement identique dans tous les territoires occidentaux. Des choix complètement différents, qui se basent sur une philosophie et une culture lointaines des nôtres, ont été faits en orient, d’où vient l’acuponcture.

Acuponcture et médecine traditionnelle chinoise

Par Laura Agostino

Avant de parler d’acuponcture, une petite introduction sur ce qu’est la médecine traditionnelle chinoise serait la bienvenue.

Paola Baldini – Médecin acuponcteur – La médicine chinoise est une Médecine très ancienne, qui a la particularité d’être énergétique, comme toutes les médecines de l’orient. C’est-à-dire que c’est une manière très différente de considérer la santé, la maladie et, donc, la médecine. On considère l’organisme humain (mais pas seulement l’organisme humain, tout le monde) fondé sur l’énergie : qui donne la vie et qui, avec des règles précises, qu’on a étudiées, qui fait dérouler cette énergie. Cette énergie se manifeste de manière différente et, dans l’organisme humain, a des fonctions très particulières et va circuler dans l’organisme. Quand cette énergie est en équilibre, circule bien, va nourrir les organes de manière harmonique, donc il y a la santé. Quand il y a un déséquilibre (de différente nature, de différente raison), là va naître la maladie.  Donc la médecine  chinoise va étudier ces déséquilibres (en partant des symptômes du patient, des signes de son physique) et va interpréter ces signes pour faire une diagnostique qui, souvent, est différente par rapport au diagnostique occidental. A’ partir de ce diagnostique on va traiter ce patient avec la tentative de rééquilibrer l’énergie qui est dans cet organisme.

Les thérapies pratiquées sont différentes…

Paola Baldini – Médecin acuponcteur – On peut la soigner avec les aiguilles (et c’est la partie de l’acupuncture) ou avec des massages (c’est le thuin-a chinois), ou la phytothérapie, qui est une grande partie de la médecine traditionnelle.

Donc la finalité, nous l’avons dit, est de recréer l’équilibre énergétique humain, mais pas seulement celui de l’organisme : la médecine chinoise ne fait jamais une distinction entre le physique et la tête puisque l’un ne peut pas être sain sans l’autre. Approfondissons maintenant le discours lié à l’acupuncture.

Paola Baldini – Médecin acupuncteur – C’est naturel que piquer la peu avec une aiguille fait un peu mal, mais il s’agit d’aiguilles beaucoup plus subtiles que les aiguilles qu’on  pense. Et les chinois enseignent de provoquer dans le patient une sensation un peu particulière, qu’on appelle le « ta-chi » et qui est… que le patient doit sentir et qui est une sensation de lourdeur, de piqûre un peu plus profonde, mais qui dure un instant. (…) Ils doivent faire du mal parce que c’est… on pense que c’est la sensation de la piqûre qui va provoquer les changements énergétiques dans le corps du patient. 

Il faut dire que l’acuponcture a des temps thérapeutiques qui lui sont propres, parce qu’elle ne se limite pas à traiter le symptôme.

Paola Baldini – Médecin acuponcteur – C’est naturel que si on veut aller à la racine (et peut-être chercher à rééquilibrer des parties plus profondes, on doit avoir un peu de patience. Ça c’est vrai, mais je pense que quand un patient décide de faire une certaine thérapie, peut-être il a fait lui aussi un passage : il a commencé à considérer ses symptômes et à vouloir les affronter d’une manière différente. Et donc il n’a pas de presse : c’est une prise en charge de lui-même. Il faut du travail lui-même.

Une relation différente s’installe entre le patient et le spécialiste de médecine chinoise, celui-ci prenant globalement en charge la santé de son interlocuteur. Le diagnostique se fait en parlant beaucoup et par une analyse visuelle et tactile de la langue et des flux énergétiques. L’acuponcteur, toutefois, doit avoir sa maîtrise en médecine générale avant de se spécialiser (en considération du fait que la piqûre avec des aiguilles est considérée un acte médical) et il doit être capable de dire ce que les aiguilles peuvent soigner et ce qui doit être traité par d’autres méthodes.

Paola Baldini – Médecin acuponcteur – La médecine chinoise peut soigner, en particulier, les états de maladie où il n’y a pas encore une lésion organique. Et c’est intéressant que c’est la partie où la médecine occidentale, instrumentale, plus moderne, a moins de capacités. 

Où il y a déjà des lésions, ça peut aider mais, souvent n’est pas possible de traiter seulement avec ça. Alors il peut être une aide à des autres thérapies.

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