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2004 – Nos familles : Les Rosset

En 2004, nous avons raconté l’histoire de la famille Rosset, de Nus.

C’est en 1780 que Jean-Pantaléon Rosset, fils de Léonard et originaire d’Ollomont, déplaça sa résidence à Nus. Il loua les terrains agricoles du dernier descendant de la noble famille de Nus, Gabriella. Au moment où son époux, la baron Scarampi del Cairo, décida d’abandonner toute propriété valdôtaine, ce fut Jean-Pantaléon qui acheta les terrains agricoles et les immeubles, y compris le château, qui fut immédiatement cédé pour bâtir la maison de famille, la Maison Rosset.

Les origines

Sept générations après les Rosset sont toujours à Nus et ils poursuivent, bien que dans une optique moderne, la gestion de la ferme.

En 1957, Luigi Rosset épousa Esterina Chabloz et avec elle il se consacra à l’activité agricole.

Jusqu’en 1980, cinq enfants sont donc nés de cette union : Adelaide, Federico, Elena, Camillo et Lorenzina.

Tout le monde avait donc son rôle à jouer, dès l’enfance.

L’activité était exercée à l’intérieur du bourg (comme d’ailleurs l’était toute activité rurale jusqu’à la moitié du XXème siècle) et l’étable était derrière la maison, avec la fromagerie et les caves.

Les terrains agricoles longeaient par contre la Doire Baltée, au sud de la route nationale, au lieu-dit Bacou. 

Le passé

Le désir de maintenir et mettre en valeur une tradition économique séculaire se conjugua avec la nécessité d’augmenter la rentabilité de la ferme. La première intuition germa en 1980, mais les exigences de la famille ne permirent pas de la concrétiser.

Ce ne fut donc qu’en 1993 que l’agritourisme vit le jour et prit le nom, bien évidemment, de Maison Rosset.

Si pour les autres membres de la famille le choix de s’engager dans le secteur de l’agritourisme était presque naturel, pour Camillo il n’était pas si évident

Une autre étape fondamentale fut, suite à l’interdiction de garder du bétail dans le bourg, la construction d’une étable toujours a Bacou. La nouvelle structure fut opérationnelle à partir de 1998.

Le présent

Forts de ce nouvel aménagement fonctionnel, les Rosset poursuivent leur activité. Luigi laisse aux fils la gestion des animaux et se consacre à la culture. Il est vigneron aussi, mais il ne commercialise pas le vin qu’il produit : il l’offre aux hôtes de la maison qu’il accueille dans sa cave.

Esterina a par contre choisi de se consacrer à la cuisine, aidée par Lorenzina.

Camillo s’occupe de la gestion administrative et de l’accueil de la clientèle, ainsi que de la promotion de la Maison.

Elena a la responsabilité de la conduite agro-pastorale et de la production de fromages frais et à affiner.

Les fontines des Rosset ne sont pas remises à la Coopérative des Producteurs de Lait et de Fontine pour être marquées. Jusqu’à l’année dernière, elles portaient la marque familial, qui a été par la suite supprimée. Ce qui a quelque peu dérangé Luigi, mais Elena est totalement convaincue de son choix.

La journée d’Elena, comme celle de ses parents et de ses frères, est bien longue

Adelaide ne travaille plus avec la famille parce qu’après le mariage elle s’est établie à Valtournenche, où elle gère des chambres d’hôtes.

Federico aussi a choisi un autre métier.Il est couvreur et pose des ardoises. Mais c’est son fils Roger qui, tout en étudiant à l’Ecole hôtelière de Châtillon, est entré à la Maison Rosset en tant qu’assistant du chef cuisinier.

Un autre neveu de Luigi est engagé dans l’entreprise familiale : Daniele (fils d’Elena) a abandonné l’Institut Agricole Régional pour s’occuper tout spécialement  des 30 vaches (une moitié pie-noire et l’autre châtaine), en les suivant même à l’alpage.

Daniele a même une passion pour les batailles de reines et il accompagne ses vaches au combat, dans l’espoir de doubler un jour les succès de Moutzillon, la vache née dans l’étable de Frédéric Rosset (son arrière grand-père), qui avait gagné trois concours régionaux.

Le restaurant de la Maison Rosset est ouvert tous les soirs, tandis que le déjeuner est offert seulement les jours de fête. Il peut accueillir 60 personnes et il propose un menu fixe lié aux produits de la ferme et qui, par conséquent, varie suivant le rythme des saisons. Le plat le plus renommé est sans doute la polente (cuite sur un feu de bois) accompagnée par la fondue.

Seuls les farines nécessaires à la panification sont achetées, mais chaque jour se repète le rite de la cuisson du pain blanc et chaque vendredi celui de la cuisson du pain noir dans le four alimenté par le bois.

La viande de boeuf est la reine du menu. L’abattage est effectué directement pour les veaux de moins d’un an. Les vaches sont par contre conduites à l’abattoir.

La production de saucisses, boudins et « motsettes » est confiée à l’entreprise Bertolin : les Rosset achètent trois porcelets par an à Quincinetto, qui sont elevés à Nus, abattus à Borgofranco et dont la viande est travaillée à Arnad, avec des pommes de terre et des betteraves de Nus. Au terme de leur préparation les produits sont confectionnés sous vide pour la conservation.

Le jardin potager donne tout genre de légume, tandis que les pommes de terre viennent de la montagne de Vénoz sur Saint-Barthélemy. Les arbres fruitiers sont peut nombreux.

Les œufs viennent des poules élevées dans un très beau poullailler.

Toute décision concernant la gestion de la Maison est prise collégialement

Le futur

Les Rosset ont deux rêves qui sont devenus les objectifs principaux à atteindre dans le futur : acheter un alpage et élargir l’arboriculture fruitière.

En effet, de nos jours, les vaches montent à un alpage d’autres propriétaires, bien qu’accompagnées par Daniele.

Les fruits, par contre, ne sont produits q’en quantité très limitée. Une quantité qui pourrait être potentialisée pour l’usage du restaurant mais également pour la production de confitures.

Un autre projet, par contre, n’en est plus au stade du rêve puisqu’il commencera à se concrétiser dès l’automne prochain : la grange sera complètement restaurée.

Jean-Pantaléon Rosset, alors, ne peut être que satisfait : l’intuition qu’il a eue au XVIIIème siècle est aujourd’hui une réalité bien tangible, basée sur l’unité familiale

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