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Vois-ci,Vois-là les faits de la Vallée d’Aoste liés au 4 avril

Notre protagoniste est l’anniversaire de la naissance du plus fameux peintre valdôtain : Italo Mus. Né à Châtillon le 4 avril 1482, il a consacré sa vie à la tentative de fixer sur la toile la beauté de sa Vallée d’Aoste, l’esprit des gens et les conditions de vie de son temps, avec le désir de perpétuer des valeurs et des traditions anciennes.

Un de ses petits-fils a décidé de lui consacrer un livre qui a été présenté en avant-première avant même d’être achevé. Comment ça ? C’est parce qu’il s’agit d’un livre qui est encore en train de s’enrichir des témoignages des personnes qui ont connu le peintre et qui veulent le raconter. Mais tout cela c’est mieux si c’est Claudio Mus à nous le dire !

Un petit-fils et son grand-père

Par Laura Agostini

Un neveu qui consacre un livre à son grand-père n’est pas inusuel, mais les motivations qui ont poussé Claudio Mus à écrire une biographie du peintre Italo Mus lui sont propres.

Claudio Mus – biographe – J’ai eu l’occasion de travailler à l’étranger et, pour quatre années, j’ai vécu aux Etats Unis. Cette aventure positive pour ma famille a démarré dans une situation plutôt sensible et difficile : c’est-à-dire que j’étais tout seul, pour sic mois, aux Etats unis, en attendant que ma famille me rejoigne. Lorsque je suis parti j’ai pris avec moi deux livres : un c’était sur l’histoire de la Vallée d’Aoste et l’autre c’était sur les œuvres de mon grand-père. Avec l’idée de les lire mais aussi de faire quelque chose pour rappeler la Mémoire de mon grand-père et tous les épisodes que ma famille m’avait dit à propos de sa vie simple. Avec ça j’ai commencé à maintenir les liaisons avec la Vallée d’Aoste, du Tennessee aux Etats Unis, où j’étais. Et, épisode après épisode, j’ai eu l’occasion d’entre en contact avec les gens de la famille et des amis qui ont connu le grand-père. Après quatre ou cinq épisodes qu’on a découvert ensemble, j’ai décidé que c’était le temps de les mettre sur un livre, parce que il y avait des situations très sympa à décrire pour tout le monde.

Qu’est-ce que cela signifie, pour Claudio Mus, d’être le neveu d’Italo ?

Claudio Mus – Avec cette idée, inspiration de mettre dans un livre l’histoire de mon grand-père, je pense que être le neveu de Italo Mus ça signifie, pour moi, de continuer à donner le message de tradition et de liaison avec notre Vallée qu’il a voulu décrire dans ses œuvres. C’est-à-dire que, pour ma famille, pour mes filles, pour tous les gens qui vont écouter de nouveau l’histoire de Italo Mus comme peintre, pour moi je pense que c’est une responsabilité de faire connaître mieux la vie de mon grand-père et encore les œuvres pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de les connaître.

Mais qui était, au juste, Italo Mus et de quelle façon il est devenu le plus grand peintre que la Vallée d’Aoste ait eu ?

Claudio Mus – Il était un petit jeune qui, sans avoir des bases pour le dessin, avec son inspiration, il était déjà capable de faire quelques choses qui méritait d’être considéré. Et le premier épisode qui m’a étonné c’est l’épisode dans lequel M. Delleani (qui était un peintre très populaire à celle époque et aujourd’hui aussi) il avait rencontré mon grand-père (qui était un petit fils) dans la campagne. Il était en train de faire des arbres sur une petite pièce de bois (parce qu’il utilisait le bois comme base pour faire des dessins) et M. Delleani il a vu qu’il était capable de faire. Il a parlé avec sa mère et il a dit : « Voyez, il y a ce jeune qui a la possibilité de faire bien, de dessiner comme il faut et il faut le rendre à Turin pour étudier ». A’ ces temps-là ils n’avaient pas de l’argent pour l’envoyer à Turin et alors ils ont seulement pris le conseil et la chose qui a suivi c’est que le pays, dans les quatre ans à suivre, ils ont essayé de mettre tous ensemble de l’argent pour lui permettre d’étudier à Turin. Et après quatre années de cet épisode il est descendu à Turin, pour une année, à l’Accademia Albertina de Turin pour étudier le dessin. Ça c’était un épisode qui a démarré la vie de mon grand-père comme artiste et c’était symbolique de ce qu’il a vécu à suivre.

Claudio Mus, au cours de sa recherche, a appris des épisodes de la vie de son grand-père qui n’ont jamais modifié l’impression de lui qu’il avait personnellement.

Claudio Mus – Ce sont été des épisodes de simplicité, avant tout, et de rapport humains très profonds avec les gens de notre Vallée. Il était toujours prêt à donner des œuvres à des gens qu’il avait rencontrés ou avec lesquels il avait vécu la période de la préparation de l’œuvre comme des cadeaux. Pour lui, ça c’était quelque chose de vraiment important : s’il y avait quelqu’un qui aimait l’œuvre il était prêt de dire : « ça c’est mieux si vous la tenez à votre maison » et il faisait un hommage de cette œuvre. Et il y a beaucoup d’exemples comme ça.

Il est alors évident qu’Italo Mus n’était pas commerçant dans l’âme !

Claudio Mus – Non, tout à fait ! En effet, à la maison, s’il n’y avait pas la grand-mère qui organisait la famille et les quatre fils… Des fois elle le disait : « Italo, il faut que tu vendes quelque chose, il faut s’organiser. Tu dois descendre, peut-être, à Gênes (comme il a fait la première fois) et aussi à Milan pour chercher de vendre de plus ». C’était vraiment un désastre : pour lui c’était pas… Non, non, c’étais pas un homme pour faire de commerce. Non.

Quel est le tableau de son grand-père que Claudio Mus aime le plus ?

Claudio Mus – C’est le Régiment des Socques. C’est une œuvre importante, je pense, pour l’histoire aussi de la Vallée d’Aoste, mais parce que je sais que Italo, mon grand-père, était très sensible à cet épisode de l’histoire de la Vallée d’Aoste et aux gens qui ont participé à cet épisode. Et je pense qu’il a été capable (au moins pour moi) de transmettre toute la conviction et la fierté de ces gens qui étaient prêt pour une révolution… Qu’il a amené a peu de résultants mais ces gens, lui il savait, qu’ils était partis de petits villages pour faire quelque chose de grand. Ça c’est quelque chose que… Dans l’humbleté, ça c’est aussi important.

Le travail de recherche de Claudio Mus n’est pas encore terminé. Si nos téléspectateurs ont des informations pour lui ou des épisodes à raconter, ils pourront ajouter des contenus à cette histoire qui est celle d’une famille mais également de la Vallée d’Aoste toute entière.

Italo Mus a été un peintre très prolifique. Il a pris conscience dès son plus jeune âge de son talent, mais il manquait d’expérience et de la formation académique nécessaire. Son petit-fils nous a raconté de quelle façon la solidarité sociale lui a permis de combler quelques lacunes, mais il est évident qu’il doit son succès à ses propres mérites.
Sous le profil de sa vie privée, il est peut-être important de dire qu’il vécut avec une angoisse profonde l’expérience de la guerre. Seule note positive de ces tristes jours ce fut la rencontre avec la femme qui devint « sa » femme : Pina Crenna. Ce fut la personne qui non seulement lui donna la stabilité de la famille, mais qui lui permit d’exprimer son art avec sérénité.

En hommage à ce qu’il a fait pour la Vallée d’Aoste, une salle lui sera consacrée à l’intérieur de la pinacothèque que l’Administration régionale est en train d’aménager au château Gamba de Châtillon. Nous avons déjà décrit les interventions faites à la structure au cours de notre première rencontre avec Daniela Vicquéry. Nous allons alors continuer en nous faisant décrire ce que le futur nous apportera.

Le projet de pinacothèque régionale

Par Laura Agostino

Le château du Baron Gamba, à Châtillon, acheté et restructuré par l’Administration régionale, est presque prêt à accueillir les collections d’art constituées au fil du temps. Le projet d’aménagement interne a été étudié avec attention, pour exploiter au mieux les 900 mètres carrés, partagés en 16 salles réparties sur quatre étages.

Daniela Vicquéry – Service régional des Biens historiques et artistiques – (…le projet se propose de rendre l’aspect de demeure qui caractérise le château. On voudrait que le visiteur soit accueilli comme une personne qui entre dans une demeure de la haute bourgeoisie, telle qu’elle l’était. La visite doit être libre et on a projeté dans toutes les des fauteuils et des tables où le visiteur pourra prendre son temps, se mettre à l’aise, consulter les livre et mieux connaître les peintures et les peintres et les sculpteurs qui sont présent à l’intérieur de la collection.

Une collection riche et internationale, comme on le verra, mais qui tiendra toujours compte du fait qu’il s’agit d’une pinacothèque valdôtaine. Dès l’accueil, le visiteur sera plongé dans ce milieu alpin, puisque des tableaux de peintres valdôtains vivants lui donneront la bienvenue. Au rez-de-chaussée, deux salles encore très régionalistes, dont la première sera consacrée à l’œuvre du peintre Italo Mus.

Daniela Vicquéry – on cherchera de retracer (de manière captivante et significative) tout le parcours culture de l’artiste. L’autre salle c’est dédiée à ces peintres qui ont dédié leur œuvre à la Vallée d’Aoste. Ça veut dire le regard vers la Vallée d’Aoste. C’est Turner (avec le château de Saint-Germain), c’est-à-dire Jeuilleras (avec un beau aquerelle qui raffigure le Fort de Bard) ou les tableaux plus connus de Delleani et Roda.

La collection régionale se compose de tableaux, de sculptures, de photographies et de gravures. De grands artistes tels que De Pisis, Casorati, Guttuso, Dalì et Mirò sont présents.

Daniela Vicquéry – La collection a été constituée par des achats voulus par l’Administration régionale, par des donations, et elle est extrêmement liée à l’histoire des expos qui ont été voulues par le bureau des activités culturelles. Mais ce n’est pas tout – fait complète ou exhaustive sur l’art contemporain. Donc on a décidé (déjà dans les années passées) d’acquérir des tableaux et des peintures qui peuvent compléter la lecture didactique de la collection.

Les parcours de visite seront toutefois insolites par rapport à la structure muséale typique. Cela est dû à l’importance de la collection et au désir de tout montrer…

Daniela Vicquéry – C’est vrai qu’il a 600 œuvres et on doit choisir. Il y aura la possibilité d’exposer 200 œuvres (…) mais surtout on pense à un musée un peu différent : un musée-dépôt, où les dépôts soient visitables.

Le château Gamba doit son renom tout spécialement à son parc, qui n’a pas été exclu du projet de mise en valeur.

Daniela Vicquéry – Sur le côté du parc, on voudrait construire un abri (simplement en verre et en acier) pour colloquer quelques statues qui ne peuvent pas être complètement en plein air. Le parc devra accueillir, lui aussi, des sculptures, mais des sculptures en plein air. Au contraire, ce petit abri c’est comme un pont qu’on veut jeter vers le parc car l’itinéraire prévoit qu’on visite le musée mais que, après, on puisse visiter aussi le parc, puisque le parc c’est important.

Italo Mus était une personne de bon caractère et il était également très généreux. Il aimait la vie et les choses simples. Il devait toutefois tenir compte des nécessités économiques et cela lui imposa de peindre parfois des sujets qu’il ne ressentait pas. Il décida alors de marquer ces tableaux moins ressentis par un « P » placé près de sa signature. Cela signifiait que ce tableau avait été peint pour acheter le pain.
Italo Mus vécut sa vie d’adulte à Saint-Vincent, où il mourut en mai 1967.

Son exemple a été suivi par un tas de personnes qui aiment l’art et la peinture même si, parfois, ils n’arrivent pas au niveau d’expression de leur inspirateur. Quelques uns sont regroupés en association : l’Association des Artistes Valdôtains.

L’Association des Artistes Valdôtains

Par Simona Madeo

Peut-être est-ce le fruit de la promotion culturelle effectuée au cours des dernières années ; peut-être cela vient-il de conditions moins rudes de vie ; peut-être encore est-ce le produit d’un nouveau désir de s’exprimer… quelle qu’en soit la raison, les personnes qui se rapprochent de l’huile et de la toile sont de plus en plus nombreuses. L’Association des Artistes Valdôtains a alors justement été fondée afin de rassembler tous ceux qui sont pris par la passion de la peinture et pour proposer et promouvoir des initiatives sur le territoire.

Graziella Vernetto – Président de l’Association des Artistes Valdôtains – L’Association est né en 1979 avec le but de faire connaître les tableaux, l’art en général de ceux qui adhéraient à cette association, la faire connaître en Vallée d’Aoste et même en Italie ou, parfois, à l’étranger. En effet, depuis lors on a fait beaucoup d’expositions en Vallée d’Aoste, en Piémont, en France. – De toute façon on a travaillé toujours (enfin, les gens qui m’ont précédé, le président, avec les autres artistes qui m’ont précédé dans les années passées ont beaucoup travaillé) ; ils ont organisé des expositions au centre de la ville, même des concours, des petits concours dans les pays où les tableaux venaient exposés près des bibliothèques ou de la municipalité d’un pays ou de l’autre.

Mme Vernetto, chef de l’association depuis 2000, a recueilli l’héritage de Rolando Robino, le premier président. Pendant ces dernières années, elle a été promotrice du Premier Concours International de peinture de la ville d’Aoste, événement auquel ont participé beaucoup d’artistes italiens et européens. Les rapports de l’association avec les autres régions d’Italie – et même avec l’étranger – sont bien consolidés.

Graziella Vernetto – Se déroule notre activité surtout dans le Piémont, pour ce qui concerne l’Italie. Nous avons des amis dans la banlieue, disons, dans les pays à coté de Turin, avec lesquels on se voit. On a fait aussi des expositions, il y a deux ou trois ans à Chieri, Santena… enfin c’est une bonne chose de pouvoir se fréquenter et pouvoir se confronter avec autres peintres comme nous, qui ne sont pas des peintres professionnels mais qui aiment beaucoup la peinture.
Une chose très importante, ou bien, que nous réputons très importante c’est l’amitié avec des peintres d’Albertville, avec lesquels, depuis plusieurs années, on a des contacts. C’est – à – dire : eux, ils ont commencé à nous inviter à la fête des artistes d’Albertville qui a lieu toujours au mois de septembre dans cette ville où nous sommes invités et cinq ou six de notre groupe vont peindre, enfin faire une grande fête avec nos amis. Alors, quand j’ai organisé le premier et aussi le deuxième concours de la ville d’Aoste, ça a été l’occasion juste pour les inviter.

Actuellement les associés sont une cinquantaine et la classe d’âge est variée : de 25 à 92 ans. Nous en avons rencontré quelques uns au Salon d’art Gagliardi, qui a prêté ses pièces pour l’aménagement d’une exposition exprès pour notre émission.

Graziella Vernetto – C’est la passion pour le dessin, pour la peinture en général qui fait que les personnes s’inscrivent et viennent chez nous, parce – que, à travers l’association est possible pour une personne qui peint trois ou quatre tableaux, disons, pendant l’année (parce – que ce n’est pas une profession, justement), alors il est possible pour ces personnes d’exposer le tableau (un tableau, deux tableaux) chaque fois qu’on organise une exposition. Tandis que, en général, si on ne peint pas beaucoup, est difficile de pouvoir faire une exposition personnelle. Alors, ça c’est le moyen juste pour pouvoir faire voir les œuvres et recevoir même un..comme dire…savoir ce que pensent les personnes de notre travail.

L’association organise, chaque année, des initiatives visant à favoriser et à promouvoir la connaissance de l’art. Dès 1997, un riche calendrier de conférences (qui embrasse les classiques de la peinture italienne ainsi que les avant-gardes historiques) a été proposé. Dans le futur, on envisage d’autres débats et, évidemment, des expositions.

Graziella Vernetto – Nous avons déjà projeté des expositions, comme toujours, comme chaque année près des portes prétoriennes et puis à la salle municipale (rue Xavier de Maistre) et encore dans des pays : on ira exposer même à Saint-Nicolas et à Morgex pendant l’été.

En partant d’un anniversaire, nous avons exploité notre loupe sur le passé et le présent de la Vallée d’Aoste. Nous allons continuer à le faire la semaine prochaine, avec de tout autres sujets.

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