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2004 – Nos familles : Les Calliera

Au cours de cette émission, Nos familles vous présente l’histoire de la famille Calliera de Hône et de leur entreprise – la Vita – une société leader dans le nord de l’Italie pour le transport des personnes.

C’est au restaurant Ramo verde de Carema que tout a commencé. Ce restaurant appartient à la famille Martinetti. Et c’est là, qu’en 1934, se rencontrent la fille des propriétaires (Vilda Martinetti) et Giovanni Battista Caliera, dit Tino, jeune commerçant de grains de Cigliano, dans la province de Vercelli.

À côté du restaurant, il y a une remise pour les chariots et l’étable pour faire reposer les chevaux, ce qui fait du restaurant “Ramo verde” une étape presque obligatoire sur la route pour la Vallée d’Aoste.

Alors que Tino Caliera s’arrête à Carema pour la première fois, il entre dans le restaurant où il connaît Vilda. Entre les deux jeunes naît tout de suite l’amour.

À peine plus de deux ans plus tard, Vilda et Tino se marient.

À 26 ans, Tino est un jeune homme entreprenant.
Tout d’abord, il achète à son beau-père le magasin d’alimentation qui côtoie le restaurant, puis il reprend un moulin, toujours à Carema, continuant ainsi dans le commerce de grains, et il se rend aussi au marché d’Ivrée pour vendre fruits et légumes. Le 17 novembre, le même jour que le père, mais en 1938, naît Sergio dans l’appartement au-dessus du restaurant. Unique enfant de Vilda et Tino, il deviendra le fondateur de la société Vita.

Sergio grandit entre le magasin et le restaurant géré par sa mère et le premier camion de son père, un camion à remorque qui, après la guerre, remplace chariots et chevaux.
Les camions et les autocars du père seront les compagnons d’enfance de Sergio qui va ainsi développer un grand amour pour les moteurs et surtout pour la conduite qui restera sa première passion.

Dès sa prime jeunesse, Sergio démontre un grand esprit d’entrepreneur, héritage naturel de ses parents, uni à un caractère indépendant qui mal s’adapte à la réalité d’un travail dans l’entreprise de son père Tino.

Très vite l’idée mûrit chez Sergio de trouver son propre chemin. L’occasion se présente en 1961 alors que Giorgio Bordet, propriétaire de l’Autotrasporti Bordet de Hône, décide de quitter l’activité.

Sergio est âgé d’à peine vingt-deux ans.
La négociation est rapide. Il faut dire que Giorgio Bordet éprouve une très grande sympathie à l’égard du jeune homme, à tel point qu’il préfère lui vendre sa société refusant l’offre, plus avantageuse, de la Sadem, société du groupe Fiat, qui alors cherchait à se créer une sorte de monopole en matière de transport public dans le Canavais et dans la basse Vallée d’Aoste. C’est ainsi que voit le jour la société Vita, Valdostana Impresa Trasporti Automobilistici. Dans cette grande aventure, dès le début Sergio a eu à ses côtés sa femme Piera Priod, originaire de Hône et enseignante à Pont-Saint-Martin. Ils se marient le 27 décembre 1961, quelques mois après la création de la société Vita.

Les premières années d’activité de la société Vita se déroulent dans un climat de profonds changements sociaux et économiques. Le secteur des transports s’étend du simple service de lignes aux plus rentables voyages de tourisme.
L’activité de Sergio consiste en des tâches quotidiennes qui vont des affaires de bureau à la conduite de ses autocars.

Au cours de ses nombreux voyages, Sergio a tout le temps de penser et d’étudier de nouveaux projets pour consolider et rendre plus compétitive son entreprise. En 1992, il se lance avec la construction du nouveau siège de la société à Arnad, véritable centre vital de la Vita d’où Sergio en premier, puis ses fils Roberto et Giampiero, gèrent aujourd’hui un complexe d’activités qui comptent presque 170 employés et plus de 150 moyens répartis dans plusieurs dépôts. Le garage d’Arnad est sans aucun doute l’orgueil de l’entreprise. Une structure d’avant-garde qui se devait pour Sergio d’être un élément distinctif de la société.

La qualité du service est la philosophie de vie que Sergio a transmis à ses propres enfants : Francesca, Roberto et Giampiero.
Aujourd’hui, tous travaillent à l’entreprise et leur choix de poursuivre le chemin tracé par leur grand-père et leurs parents remplit d’orgueil Sergio et Piera. Roberto a 35 ans. C’est à lui que revient la tâche de présenter l’actuelle organisation de l’entreprise familiale.

Tous les jours Roberto se voit confronter aux exigences d’une clientèle qui désormais n’est plus exclusivement valdôtaine mais affecte tout le nord de l’Italie. Giampiero, le plus jeune avec ses 30 ans, est en revanche l’administrateur délégué de la Vita. À l’aînée, Francesca, 37 ans, la famille a confié la gestion des agences de voyage, à Hône et Milan, qui opèrent en autonomie de la Vita mais cependant toujours en synergie avec le groupe.
Francesca, Roberto et Giampiero se ressemblent surtout dans leur mentalité, empreinte de l’éducation reçue des parents.
Avant tout un profond respect pour les valeurs de la famille et du travail C’est sur ces bases que les trois jeunes Caliera édifient l’avenir de leur société. Pour Maman Piera et Papa Sergio l’essor de la Vita est indissolublement lié à leurs enfants et surtout au fait que Francesca, Roberto et Giampiero continuent à maintenir le lien qui les unit. C’est là la plus grande satisfaction de Sergio qui n’oublie cependant pas ses origines et de quelle façon il est arrivé à créer, en Vallée d’Aoste, quelque chose d’unique.

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