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Vois-ci,Vois-là les faits de la Vallée d’Aoste liés au 25 avril

Notre protagoniste d’aujourd’hui est l’anniversaire de la mort (survenue le 25 avril 1626) du noble Emmanuel-René de Vaudan qui, dans son testament, a légué aux religieuses de l’ordre des Visitandines un édifice pour qu’elles puissent convenablement s’établir dans la ville d’Aoste. L’édifice, situé au lieu-dit Tourneuve, était assez grand et comptait salon, cuisines, chambres à coucher, grenier, étable, fenil. Il était entouré d’un petit jardin. Emmanuel-René de Vaudan prévit également que ses héritiers dussent céder aux sœurs un morceau de terrain près du bâtiment, afin d’y bâtir une église. Les religieuses acceptèrent l’héritage, mais elles n’arrivèrent à Aoste qu’en 1631.

Aujourd’hui, les visitandines n’ont plus de couvent dans notre région. Les congrégations féminines existent toutefois encore, comme, par exemple, les sœurs de Saint Joseph.

Les sœurs de Saint-Joseph en Vallée d’Aoste

Par Simona Madeo

Un témoignage de vie authentique, menée en toute simplicité, dans la joie sincère du service envers son prochain. C’est la vie des sœurs de Saint Joseph, consacrée au Seigneur mais attentive aux besoins concrets de la collectivité. La naissance de leur congrégation, en France, date de 1650, avec la conception de ce que Jean-Pierre Médaille appelait le « petit dessin ». En 1831, les sœurs de Saint Joseph sont arrivées au Val d’Aoste. Elles avaient été appelées pour l’éducation des jeunes, mais, petit à petit, elles se sont aperçues que les nécessités touchaient aussi de tout autres aspects : l’assistance aux personnes âgées, les activités pastorales, la catéchèse à l’intérieur des paroisses. Leurs journées restent toutefois cadencées par la prière et le travail.

Mère Odetta – Mère Supérieure du Couvent de Saint Joseph – Alors il y a la prière le matin, le soir, pendant la journée (chacune choisit le moment nécessaire, le moment où on peut vraiment rester seules avec le Seigneur). Et puis il y a les activités : activités apostoliques ou bien il y a même des sœurs qui font des activités à l’intérieur de la communauté : la cuisine, les infirmières, la lingerie, le jardin, et puis dans l’école…sont les activités…ce qu’on a besoin là où nous sommes.

Ce n’est pas un choix rationnel celui qui conduit à une vie monacale ; c’est, au contraire, l’appel précis du Seigneur.

Mère Odetta – Je crois que pour toues les vocations (la vie monastique, notre choix de vie contemplative mais dans l’activité, le mariage, quelconque choix) c’est répondre à l’appel du Seigneur qui a un projet très grand, un projet d’amour sur chaque personne. Quelqu’un me demande : « mais qu’est – ce que tu a entendu ? ». N’a pas été facile : mon grand désir c’était d’être une maman, d’avoir des enfants (j’aime beaucoup les enfants), mais le Seigneur, même à travers le curé de ma paroisse m’a aidée à comprendre que la dimension de la maternité est très grande ; il y a même une maternité spirituelle que chacune de nous a dans son cœur. Alors je pouvais vivre mon grand désir de maternité même si j’étais religieuse, car la valeur grande d’une maternité c’est aimer, avec une attitude de bonté, de douceur, d’attention aux autres.(…) J’essaye, avec ma grande faiblesse, de la donner aux autres. Je suis très contente, c’est 33 ans que je suis dans la vie religieuse et jamais je n’ai eu un moment où j’ai dit « n’est pas ma vocation », mais je remercie toujours le Seigneur de ce don très grand, car j’ai une joie dans mon cœur qui est très très grande.

Le couvent de Saint Joseph est un lieu de religiosité mais d’accueil aussi. Beaucoup de personnes s’adressent aux sœurs : filles–mères, gens qui ont besoin d’écoute et pauvres.

Mère Odetta – Les pauvres, avant tout, ne sont pas seulement ceux qui n’ont pas d’argent ou bien les pauvres que, chaque jour, ici à la maison mère, frappent à nos portes pour demander des repas, pour demander des vêtements, alors là on aide les pauvres. Mais moi je m’aperçois qu’il y a d’autres pauvretés : quand je sors de la maison, plusieurs gens m’arrêtent pour me parler, alors la solitude est une grande pauvreté aujourd’hui. Quand je rends visite aux malades, je m’aperçois que les malades sont des vraies pauvres, qui ont besoin d’écoute. Alors il y a beaucoup de pauvretés.Alors je crois que notre façon d’être, la patience, donner du temps pour l’écoute c’est le premier service que le Seigneur nous appelle à faire aujourd’hui. On fait des activités, mais les activités ne sont pas le but : à travers les activités nous rencontrons le Christ au milieu des gens.

Néanmoins, le service évangélique des sœurs de Saint Joseph va au-delà des limites régionales. Dès la fin des années soixante, la congrégation a acheminé des missions au Madagascar et, ensuite, en Côte d’Ivoire.

Mère Odetta – Notre congrégation s’est répandue au Madagascar l’an 1965 et sont parties les premières sœurs missionnaires et, maintenant, la jeune congrégation réalise vraiment une expansion apostolique très courageuse, attentive aux nombreuses et différentes pauvretés de la population. Alors il y a l’école, le problème des dispensaires, la pastorale… Les endroits c’est très difficile les rejoindre, les sœurs font même des grands sacrifices pour rejoindre à pied les endroits où personne ne rejoint les plus pauvres, puis on a soin des jeunes qui se préparent à former une famille (on donne toute la formation). Il y a des maisons d’accueil et de prière, et aussi le service dans les prisons, comme même ici en Italie. Puis, l’an 1991, la graine du « petit dessin » est arrivée même en Cote d’Ivoire et les sœurs italiennes, malgaches et ivoiriennes sont insérées dans deux communautés (une dans la capitale à Béjan et l’autre dans un petit village très, très pauvre aux bords de la lagune) et leur présence est attentive surtout à l’alphabétisation des adultes, de la catéchèse paroissiale, des prisons et de l’école.

Un projet missionnaire intéresse la Roumanie aussi.

Mère Odetta – Depuis l’année 1993 nous sommes même en Romanie, avec la présence de deux communautés et là c’est surtout au service des enfants délaissés et des filles – mères, de la pastorale paroissiale et aussi du soin aux personnes âgées et aux familles pauvres du pays.

L’ordre de la visitation (d’où le nom de Visitandines) avait été fondé par Saint François de Sales et par Sainte Jeanne de Chantal. Ce fut cette dernière à envoyer un groupe de sœurs à Aoste pour fonder le couvent. En 1631, elles furent accueillies par Cassandre de Vaudan, qui les reçut dans sa propre maison. Les religieuses n’arrivèrent toutefois jamais à se transférer dans l’immeuble qui leur avait été légué : l’évêque et d’autres personnages importants de la ville intervinrent pour leur faire remarquer qu’il s’agissait d’un emplacement trop périphérique et peu indiqué à tenir lieu de couvent.

Les sœurs de Saint Joseph ne sont pas, de nos jours, les seules qui ont un couvent en Vallée d’Aoste : notre région peut également se vanter d’accueillir la communauté monastique du Carmel, où les sœurs vivent cloîtrées.

Les Carmélites de Quart

Par Simona Madeo

S’éloigner du monde pour se consacrer à une vie plus intense de prière ; choisir la clôture pour rencontrer Dieu en solitude, en renonçant aux choses matérielles et aux contacts avec les autres : c’est la vocation des religieuses de l’ordre des carmélites déchaussées. La place qui leur a été aménagée dans notre diocèse est le monastère Mater Misericordiae du Villair de Quart.

Soeur Maria Giovanna – Religeuse cloîtrée – On avait défini le Carmel de Quart, au moment de sa fondation, une nouvelle place pour Dieu en Vallée d’Aoste, un point de rencontre entre le ciel et la terre. Et le Pape Jean Paul II, après la fondation, avait dit, ici, pendant l’Angelus, que le Carmel est une authentique centrale d’énergie spirituelle dans cette région, dans l’église, dans le monde.

La prière n’est pas oisiveté : elle est action de grâce et salut pour les âmes du monde. C’est pour cette raison qu’elle occupe toute la vie de ces religieuses et que l’oraison est l’exercice principal de la vie carmélitaine.

Soeur Maria Giovanna – L’ordre carmélitain est un ordre contemplatif, de vie contemplative seulement. Donc la prière a la plus grande place dans notre vie. Quand on travaille, on cherche toujours de rester à la présence du bon Dieu, donc la prière c’est tout pour nous.

La journée des carmélites déchaussées de Quart se déroule dans le silence, qui favorise un climat de méditation.

Soeur Maria Giovanna –Notre journée commence à 5 heures et demie le matin et finit à 10,30, à peu près, du soir. Elle est repartie entre la prière – qui est notre occupation principale – le travail et la vie fraternelle. Alors la prière : avant tout, nous avons la prière liturgique, avec la Sainte Messe, l’office et puis on a, tous les jours, deux heures d’oraison silencieuse dans le chœur monastique, qui est la prière proprement carmélitaine et cette prière on la fait tous ensemble, dans le chœur. Puis on a la prière personnelle – le chapelet par exemple – et puis la lecture spirituelle et l’étude, qu’on fait dans la cellule, toutes seules. Puis on a le travail, pour le temps qui n’est pas occupé par la prière ; on a 7 heures et demie /8 heures de prière par jour et le reste de la journée on travaille.

Le travail est donc lui aussi présent dans la vie des soeurs : avec sa fonction éducative et comme instrument pour garantir la subsistance, en partageant ainsi la condition des pauvres qui doivent se procurer le nécessaire.

Soeur Maria Giovanna – On travaille presque toujours en solitude et on fait, avant tout, le ménage, comme dans toutes les maisons, la cuisine et puis le jardinage et puis on fait quelques petits travaux en jute ou en terre – cuite (par exemple des crèches… surtout des crèches, pour Noël) et aussi des petits objets pour les premières communions, par exemple.

Si bonne partie de la journée se passe en solitude, les sœurs forment cependant une petite famille. Elles se lient donc les unes aux autres d’une amitié fraternelle, alimentée par les moments communautaires.

Soeur Maria Giovanna – Sainte Thérèse a voulu un équilibre entre la vie senaubitique et la vie érémitique. Donc on a deux heures de recréation par jour (une heure après le repas du midi et une heure après le repas du soir) et, dans ces recréations, on se trouve tous ensemble, on parle, on plaisante, on travaille aussi, mais on s’échange des opinions, on lit quelque chose ensemble et puis la prieure nous communique toutes les intentions de prière que les gens lui confient. Alors ces deux heures sont très vives, très mouvementées.

Pour une femme, la vie monastique, oublieuse des rêves de maternité ou de carrière – et oublieuse même des relations extérieures – est, de nos jours, considérée un choix de grand sacrifice.

Soeur Maria Giovanna – Avec les forces d’un petit être humain on ne pourrait pas choisir cette vie et on sent vraiment la force de Dieu et on va faire un acte d’abandon très grand, mais on est soutenues vraiment par la grâce de Dieu. Quand l’appel, la vocation est sincère, vraiment on sent l’aide de Dieu. (…) Alors on découvre que la vraie joie c’est seulement en lui. Donc on est joyeuse, on est heureuse. Mais je dois aussi dire que nous sommes pas nous qui avons choisi la vie monastique, avant tout, mais on a été choisies par le Seigneur et cette choix nous donne la conscience de n’être pas ici pour nous mêmes, seulement, mais pour toute l’humanité. (…) Notre vie peut trouver la plénitude seulement en Dieu. Alors c’est pour ça qu’on l’ a choisi.

La vocation, pour Sœur Maria Giovanna, est arrivée lors d’une retraite au priorat de Saint-Pierre.

Soeur Maria Giovanna – Pendant une de ces retraites, j’ai senti l’appel de Dieu à donner toute ma vie pour lui. Parce que je pense que, quand on a reçu la grâce gratuite, inouïe, de comprendre l’amour infini de Dieu, on ne peut faire autres choses que lui rendre cet amour en lui donnant soi-même. Donc c’est pour ça, on se sent appelée à rendre amour par amour.

Les paroles de Sœur Maria Giovanna démontrent que ce n’est pas véritablement une vie de sacrifice : il y a une grande joie dans son cœur.

Soeur Maria Giovanna – Eh oui, je dois dire que oui, oui, oui. Oui parce que ce n’est pas la vie en soi qui nous rend joyeuses, mais c’est le rapport continuel avec Dieu. C’est lui qui donne la joie, et notre vie est une communion continuelle avec lui ; donc il est joie infinie et il nous transmet cette joie, c’est pour ça, c’est ça.

Nous avons laissé nos Visitandines alors que les notables d’Aoste les avaient convaincues qu’elles ne pouvaient pas vivre dans l’immeuble légué par Emmanuel- René de Vaudan. On leur proposa de faire un échange : l’édifice qu’elles avaient reçu contre « la maison blanche » de Pierre-Léonard Roncas et Emérencienne de Vaudan. Ce ne fut toutefois pas un choix définitif : bientôt un nouveau déplacement se profila et les sœurs s’installèrent dans l’ancienne maison forte de la famille Vaudan, qu’elles transformèrent en un véritable monastère.
Les Visitandines firent bâtir, au nord de l’ancienne maison forte, une chapelle assez grande. En 1789, quand la cathédrale d’Aoste fut occupée par l’armée française, elle devint même église paroissiale. Le couvent était entouré par des vergers et des jardins potagers.

La culture des fruits et des légumes résiste encore parmi les engagements des sœurs. Le couvent de Saint Joseph est, de nos jours, entouré de vastes surfaces destinées à ces productions alimentaires. Ce qui nous fait penser que c’est la bonne saison pour commencer à travailler la terre et que quelques conseils peuvent être utiles. Nous nous sommes alors adressés à l’Institut Agricole régional.

La culture des jardins potagers

Par Isabelle Godecharles

Ils sont de plus en plus nombreux à redécouvrir les joies du jardinage. Ouvrier, cadre, mère de famille, pensionné : ils se passionnent pour leur lopin de terre et retrouvent la satisfaction de travailler la terre. Mais comment expliquer cet engouement ? Quels sont les avantages à cultiver son propre jardin potager ? Les fruits et les légumes récoltés sont-ils vraiment plus sains, plus savoureux que ceux qu’on trouve dans le commerce ?

Alessandro Neyroz, technicien de l’Institut Agricole Régional
les avantages sont plus qu’un … une famille peut économiser, avec un petit jardin familiale, environ 600, 700 euro.

Il y a donc plusieurs avantages à cultiver son potager, mais justement que va-t-on y cultiver ? Le potager moderne est en effet différent de celui d’autrefois. D’autre part les cultures varient également en fonction de l’exposition, à l’envers ou à l’adret, et de l’altitude.

Alessandro Neyroz, en alimentation moderne on préfère cultiver surtout des verdures qui nous donnent des vitamines … des carottes qui sont très nourrissantes. Tous les végétaux qui sont d’origine tropicale ou qui ont été importés … tous ces végétaux qui sont originaires de nos latitudes.

Pour avoir un beau potager, il faut donc tenir compte de différents facteurs et surtout respecter quelques règles élémentaires concernant la fumure, la période des semis, l’alternance des cultures et, pourquoi pas, les phases de la lune.

Alessandro Neyroz, c’est clair qu’au printemps il faut préparer le jardin … réalisés quand les températures sont suffisamment élevées pour permettre leur croissance et leur productivité. Du point de vue scientifique on ne peut pas le prouver que la lune influence les végétaux .. je n’ai aucune données pour le démontrer.

L’emploi des pesticides et des engrais s’étant démontré dangereux, nombreux sont ceux – aujourd’hui – qui souhaitent cultiver leur jardin de façon biologique. Enrichir la terre de son potager, le protéger contre les parasites ou empêcher qu’il soit envahi par les mauvaises herbes est possible sans l’utilisation de produits chimiques nocifs pour la santé.

Alessandro Neyroz, à niveau amatorial si on peut trouver un bon fumier … on n’a pas une grosse amélioration sur notre qualité du sol, si on doit lutter contre les mauvaises herbes … un accroissement plus régulier de la part de nos légumes pour limiter les parasites il faut diversifier la production … le parasite est un peu désorienté. D’autre part on sait qu’il y a des convivences qui sont conseillées … les végétaux qu’on a mis l’année précédente.

En sachant tout cela, on peut tenter d’innover en plantant des variétés de fruits et légumes inhabituelles pour notre région.

Alessandro Neyroz, il faut bien se rappeler d’une chose, c’est le climat qui est le plus grand responsable de la production … de la pastèque ou d’autres végétaux de ce genre.

Cultiver son potager est donc devenu un hobby que beaucoup pratiquent après une journée de travail.

Alessandro Neyroz, certainement il y a passablement de monde qui s’y met…. C’est une façon de retourner un peu à la nature.

Alors, finalement cultiver son propre jardin ce n’est pas seulement un choix économique mais c’est aussi une question de saveur, de découverte ou de redécouverte de certains légumes et, surtout, une satisfaction personnelle pour le jardinier amateur.

La communauté monastique des Visitandines accueillait normalement une trentaine de sœurs qui, pour la majorité, venaient de familles nobles. Le 3 août 1802 elles furent expulsées par les autorités françaises ; le couvent fut confisqué et il devint une caserne intitulée à René de Challant.

Cet édifice est encore de nos jours une caserne qui accueille les Carabiniers. C’est dans ces locaux riches d’histoire que nous avons rencontré le commandant du Nucleo Tutela Patrimonio Culturale, lieutenant Massimo Colazzo.

Le Nucleo tutela patrimonio culturale des Carabiniers

Par Laura Agostino

Une explication initiale s’impose, même si son nom est déjà assez clair. Qu’est-ce que le Nucleo tutela patrimonio culturale des Carabiniers ?

Massimo Colazzo – Nucleo Tutela Patrimonio Culturale des Carabiniers – Il Nucleo tutela patrimonio culturale dei Carabinieri è un reparto speciale dell’Arma dei Carabinieri, che si occupa principalmente del controllo della commercializzazione delle opere d’arte e dei beni culturali e delle attività investigative connesse con i reti che hanno, per oggetto del reato, i beni culturali.

Le Nucleo tutela patrimonio culturale des Carabiniers compétents pour la Vallée d’Aoste a son siège à Turin. Il dépend du Commandement qui, lui, a son siège à Rome et collabore étroitement avec les collègues valdôtains.

Massimo Colazzo – Veniamo supportati nelle nostre attività quotidiane (sia in Piemonte e Val d’Aosta, come nelle altre regioni) da tutti i comandi della linea territoriale che, ci tengo a sottolineare, sono per noi estremamente importanti: senza il loro contributo, senza la loro presenza sul territorio, anche i nostri risultati sarebbero difficilmente conseguibili.

Chez nous, l’exiguïté des agressions au patrimoine culturel ne justifiait pas la présence d’un groupe distinct de celui piémontais.

Massimo Colazzo – La Valle d’Aosta è da considerarsi un’isola felice, per quanto attiene le aggressioni al patrimonio culturale. Negli ultimi tre anni, statisticamente abbiamo quattro furti (ciascuno…) per ogni anno, quindi abbiamo complessivamente 12 furti. Il 90% dei quali riferiti a edifici di culto; due riferiti a edifici pubblici e uno riferito a un privato.

Les Carabiniers exercent également une activité de prévention.

Massimo Colazzo – Svolgiamo un’attività di prevenzione che, sostanzialmente, si concretizza con controlli nei mercatini, presso gli antiquari, presso i restauratori e presso tutti quei punti dove è possibile commercializzare o porre in esposizione degli oggetti o dei beni che, di fatto, afferiscono al patrimonio culturale.

Quand un délit est commis, on passe à l’activité d’investigation, qui peut être simplifiée par une simple image.

Massimo Colazzo – Se siamo in possesso della fotografia el bene asportato inseriamo questa fotografia nella banca dati delle opere d’arte da ricercare. Si tratta di una banca dati che è invidiata dalle forze di polizia di tutto il mondo perché è la più fornita, appunto, di fotografia (e, in mancanza delle fotografie, di descrizioni) delle opere d’arte oggetto di furto. L’alimentazione di questa banca dati è estremamente importante perché ha come risultato che un’opera presente in banca dati (ipotizziamo rubata ad Aosta e controllata su un mercatino della Sicilia) viene immediatamente riconosciuta, se presente in banca dati, come provento di furto. Da questa considerazione nasce il consiglio che noi diamo sempre ai possessori di beni d’arte, di fotografare questi beni. Avere nella propria abitazione una fotografia, una diapositiva, un’immagine di questi beni consente, in presenza – malauguratamente – di un furto, di poter alimentare in tempo reale la banca dati e inserire l’opera come opera da ricercare (nel giro di pochi minuti) in questa banca dati che può essere consultata perifericamente da qualunque pattuglia si trovi sul territorio allorquando dovesse incontrare l’opera su un mezzo di trasporto, piuttosto che su un mercato, piuttosto che in un’abitazione.

Comment est-ce qu’on entre dans le Nucleo tutela patrimonio culturale des Carabiniers?

Massimo Colazzo – Si diventa Carabinieri del Nucleo dopo un periodo iniziale di servizio presso i reparti dell’arma territoriale, proponendo al Comando generale una domanda di assegnazione al comando. Che viene poi valutata (in presenza di vacanze organiche) dal centro nazionale di selezione reclutamento. Che stabilisce, per ogni candidato, la capacità e la possibilità di poterlo impiegare in questa specializzazione.

Il faut être bon investigateur ou érudit?

Massimo Colazzo – Contrariamente a quella che può essere un’opinione superficiale, noi non siamo dei critici d’arte, non siamo degli studiosi. O meglio, lo potremmo essere nel tempo libero. Ma, dal punto di vista tecnico, dobbiamo essere innanzitutto dei Carabinieri e quindi dobbiamo essere dei militari in grado di condurre delle attività di controllo e delle attività investigative.

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