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2003 – Rien qu’une vache – La pie noire valdôtaine

Beaucoupd’animaux sauvages sont en voie de disparition. Mais peut-être tout le monde nesait-il pas que beaucoup de races d’animaux domestiques, et leur nombre est enconstante augmentation, courent le même risque.

Dans leurcas, ce ne sont ni la pratique d’une chasse aveugle ni les changements desconditions climatiques à déterminer la subsistance de la race. Non, ce sontplutôt les exigences des marchés qui, en ce qui concerne aussi l’élevage,introduisent de profondes transformations.

C’est ainsique, pour les vaches, les chèvres, les brebis, les ânes, les porcs et leschevaux, on assiste au développement croissant des races à majeur rendement quece soit pour la production de lait ou de viande.

Cet essorentraîne, par conséquent, une diminution, parfois draconienne, des races quides siècles durant ont peuplé tel ou tel territoire.

LesFrançais ont été les premiers à considérer sériesement le problème. Avec uncheptel de 20 millions de bêtes à cornes, ils occupent la première place del’Europe bovine.

En l’espacede quelques décennies, ils ont vu les races de vache de régions entièress’effacer pour laisser la place à des bovins provenant des Pays–Bas etd’Allemagne.

Lephénomène a été tellement soudain qu’aujourd’hui encore une dizaine de racesbovines risquent de disparaître, comme la Bazadaise (qui de 60.000 têtes estpassée à 2.500), ou la villard-de-lans (qui de 15.000 a chuté à seulement 100vaches), ou bien encore la bretonne pie noire (dont on ne compte plus aujourd’huique 500 exemplaires adultes).

Une autrepie noire, la nôtre à présent, la valdôtaine, risque à son tour sérieusement dedisparaître de nos étables où, il y a quelques dizaines d’années encore, ellereignait incontestablement en souveraine.

En effet, notrerace la plus typique, dont les origines se perdent dans l’antiquité de l’époqueromaine, est en train de disparaître.

Amedeo Deffeyes, de Doues, est connu pour la qualité de ses pies noires, retenues parmi les plus belles de la région.

Avec àpeine plus de 1.700 vaches et un total d’environ 3.000 têtes, la pie noirevaldôtaine souffre de la concurrence que lui font la pie rouge, pour laproduction de lait, et la châtaine, que la passion pour les batailles de reineslui préfère.

Une concurrence qui risque de faire disparaître des pâturages de nos montagnes cette belle vache, à tel point que la Région a dû intervenir, à l’exemple des programmes de conservation français, pour mettre au point, en accord avec l’Union Européenne, une série d’actions visant à la sauvegarde de la race.

L’Anaborava, l’Association Nationale des Bovins de Race Valdôtaine, s’est elle aussi mise à l’oeuvre pour enrayer la tendance négative que la pie noire a subi ces dernières années.

Au cours dela dernière année, 183 éleveurs, propriétaires de 1.060 vaches, ont adhéré auprogramme de valorisation de la pie noire.

Deux jeunes figurent parmi eux : Camillo Brédy, d’Oyace, qui vante le record de posséder le plus grand nombre de pies noires, et Umberto Viérin, de Pollein.

Pour ces deux jeunes éleveurs, la pie noire relève d’un choix. Bonne productrice de lait, parfaite pour paître sur les raides coteaux des alpages valdôtains, combattive juste ce qu’il faut, comme le fait remarquer fièrement Umberto Viérin, pour sa reine Fortuna.

Mais alors pourquoi une crise aussi aigüe et une reprise difficile en dépit des aides, même économiques.

Mais quellessont ces limites et comment réagissent les éleveurs?

Le risque de disparition de la pie noire est un problème sérieux, surtout pour ceux qui croient en cette race en connaissance de ses qualités indiscutables dont, entre autre, la grande beauté.

Laparticipation aux foires à bestiaux de la pie noire dans une catégorie qui luiserait spécifiquement réservée permettrait certainement de montrer comment lesefforts d’un petit lot d’éleveurs passionnés maintiennent encore en vie unerace qui ne mérite pas d’être mise à part.

De son côté, l’Administration régionale s’est rendu compte des difficultés qui peuvent dériver de l’adhésion au programme de sauvegarde de la race pie noire et tente pour cela de sensibiliser les organes compétents de l’Union Européenne.

L’élimination d’une partie des contraintes et l’augmentation des subventions pourront-elles encourager la reprise de l’élevage de la pie noire?

La Régionet l’Union Européenne continuent cependant à jouer un rôle essentiel pourcontribuer à la reprise de cette race.

Mais avanttoute chose, ce dont la pie noire a besoin pour échapper au déclin, qu’il y a àpeine quelques décennies personne n’aurait pu prévoir, c’est de retrouver laconfiance des éleveurs valdôtains.

C’est surce voeu que se termine, pour aujourd’hui, notre émission “Rien qu’une vache?”

Lerendez-vous est pour lundi prochain où nous connaîtrons l’activité du Comitébatailles de reines de Montjovet-Champdepraz et les aspects liés àl’organisation – nouveauté absolue pour Monjovet – d’une épreuve éliminatoiredes batailles.

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