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2004 – Nos familles : les Contoz

Un grand nombre de difficultés a frappé, au fil des ans, la famille Contoz de Nus, mais ils sont la démonstration qu’une grande volonté et un acharnement à la tâche donnent toujours des résultats.

Les origines

Ilario Contoz, né en 1930, est le treizième fils d’Augusto et Zeffirina Reboulaz. Son père était ouvrier; sa mère ménagère. Ilario, après avoir fréquenté l’école primaire, a toujours travaillé. Il a même été maréchal-ferrant , mais la disparition progressive des mulets lui a empêché de poursuivre cette activité.

Ilario a alors tourné ses ambitions vers le secteur des transports et il a commencé par l’achat d’un triporteur à moteur, puis d’un petit camion. Il transportait tout ce qu’on lui demandait : du sable, des matériaux pour les bâtiments, du foin… Mais l’activité de chauffeur de camions ne lui suffisait pas : il décida alors de devenir commerçant aussi, dans le secteur des combustibles pour le chauffage qui, à ces temps-là, étaient le bois et le charbon.

En 1958, il épousa Margherita Rosset et l’union fut bénie par la naissance de trois enfants: Paolo (en 1959), Elio (en 1964) et Lucia (en 1962).
Margherita, qui avait fréquenté quelques années d’école professionnelle, l’aida dès le début dans la gestion des commandes et des payements.

À la moitié des années Soixante, le père de Margherita fit cadeau au couple d’un terrain rue Saint-Barthélemy, où Ilario bâtit la maison et les dépôts des produits.
Mais les bouleversements professionnels n’étaient pas pour autant terminés : les institutions publiques et les familles convertirent progressivement leurs systèmes de chauffage, en utilisant toujours plus les produits dérivant du pétrole.
Ilario prit alors des contacts avec le plus grand commerçant valdôtain de produits pétroliers, il acheta son premier camion-citerne et il commença sa propre distribution.

En 1966, le moment était venu pour faire un choix déterminant : abandonner tout autre genre de transport et baser l’entreprise exclusivement sur la vente de gas-oil, mazout et kérosène. Ilario signa les contrats avec une raffinerie et il bâtit les trois cuves nécessaires.

Le passé

Tout donnait l’impression de fonctionner au mieux, mais le sort se faufila dans l’existence des Contoz en les posant face à des difficultées nouvelles. L’année 1973 fut en effet caractérisée par une grande crise pétrolière, au niveau mondial : les producteurs de pétrole, pour faire monter les prix, ne distribuaient que des quantiés fort limitées de fuel et cela se répercutait sur les distributeurs. Quand ils recevaient une commande, pour ne pas perdre les clients les Contoz leur remettaient une quantité bien inféreure de produit (parfois le 10%), en garantissant une nouvelle consigne dans les plus brefs délais. Ils cherchaient donc à partager le produit dont ils disposaient entre les différents clients, sans ne laisser personne au froid mais également en souffrant pour les plaintes continuelles.

La crise rentra mais le prix des produits, que lorsque les Contoz avaient commencé s’élevait à environ 20 lires par litre, avait sensiblement augmenté. L’entreprise des Contoz grandit progressivement au cours des années Quatre-Vingt et les cuves devinrent cinq. Les fils d’Ilario et Margherita commencèrent à travailler dans l’entreprise familiale.

L’emplacement originaire de l’entreprise commençait à ne plus suffire. Les Contoz prirent alors la décision, au début des années Quatrevingt-dix, d’acheter deux différentes surfaces à destiner au siège de l’entreprise : Ilario prit les accords pour des terrains au sud de la route nationale.

Ilario acheta également la moitié de la surface de propriété de la Corgnati Legnami. À ce dernier emplacement il avait choisi de bâtir sa propre maison et deux entrepôts ; le premier servant pour les cuves, les bureaux et un hangar pour les camions qui sont destinés au transport d’autres produits lorsque la distribution des combustibles pour le chauffage enregistre une baisse.

Mais les opérations subirent un rallenti a cause d’un nouveau facteur de crise : la métanisation de la Vallée d’Aoste amena la presque totalité des bâtiments publics et bon nombre de particuliers à choisir cette nouvelle source de chauffage. Les Contoz dûrent alors retrousser leurs manches une fois de plus et trouver des solutions alternatives de gain.

En 2000, les Contoz étaient prêts à se transférer dans les nouveaux sièges mais une catastrophe naturelle les frappa comme d’ailleurs la Vallée d’Aoste toute entière : l’alluvion détruisit tout ce qui avait été aménagé.

Le présent

Des fonds publics mis à la disposition pour faire face aux dégâts permirent aux Contoz de tout réaménager au cours d’une année de travail intense.
L’entreprise compte sur neuf cuves (qui peuvent contenir 600 mètres cubes de produits), dix camions-citerne et deux camions à remorque pour l’approvvisionnement qui se fait directement auprès des raffineries qui fournissent les combustibles.

Les livraisons des 10 mille kilos annuels de produits sont faites par cinq chauffeurs employés, tandis que la gestion entière de l’administration est assurée par les membres de la familial. Ilario est encore le chef incontesté ; Paolo se charge des rapports avec la clientèle ; Elio des rapports avec les fournisseurs et Lucia du secrétait. Lucia, après son mariage avec Marco Belardi et la naissance de la petite Oriana (qui a à peine 18 mois), a décidé de ne consacrer qu’une partie de son temps au travail. Elle est alors aidée par sa belle-sœur Anna Canci, qui s’est mariée avec Paolo en 1981 et qui lui a donné Ilaria (en 1985) et Luca (en 1987). Il n’y a alors que la femme d’Elio, Susanna Voyat, qui ne travaille pas dans l’entreprise familiale et exerce le métier d’enseignante tout en se consacrant à ses filles Veronica (âgée de 9 ans) et la petite Ludovica de 4 ans.

Aujourd’hui le travail prend un peu moins de place dans la vie d’Ilario Contoz. Il l’a partiellement remplacé par deux activités : le jeux de boules (passion partagée avec ses fils) et la culture de la vigne. Chaque année il produit presque 8 mille kilos de raisin (du muscat noir et de la malvoisie) qu’il vend à la coopérative pour la vinification.

Le futur

Avec tant de problèmes affrontés au cours des quelques 35 ans d’histoire de leur entreprise, les Contoz sont aujourd’hui fort réalistes face au futur et ils n’ont aucune envie de se faire des illusions. L’important est qu’à présent l’entreprise soit bien équipée sous le profil des structures et des infrastructures. Le marché est toujours difficile, avec les raffineries qui demandent des payements ponctuels et les clients qui cherchent toujours des délais.

Le seul projet envisagé concerne le réaménagement du premier siège de l’entreprise, celui de rue Saint-Barthélemy qui est actuellement la résidence de Paolo. L’hypothèse est de bâtir des immeubles avec des appartements à louer, mais c’est la Mairie qui doit encore donner son visa.

Pour tout le reste, ce sera la volonté de travailler et de ne pas se laisser décourager par les difficultés qui décidera de leur avenir.

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