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2004 – Nos familles : les Viérin

En Vallée d’Aoste on ne cultive bien évidemment pas du café, mais on peut le torréfier et le commercialiser.

Les origines


Depuis 1925 existe, à Aoste, rue De Tillier, une droguerie et torréfaction de café. Elle avait étè fondée par la famille Pavetto. En 1972, cette activité commerciale fut achetée par les frères Anito et Gabriele Viérin mais, maintenant, il faut faire un saut en arriere.

A Gressan, en 1943, Albino Viérin épousa Generosa Joris, originaire de Charvensod. Albino était ouvrier à la Cogne, mais il louait également une ferme où il élevait, aidé par sa femme, quelques vaches.
Albino et Generosa eurent deux enfants : Anito (né en 1944) et Gabriele (né en 1948).

Anito et Gabriele commencèrent donc vite à travailler : l’aîné à la Cogne, en suivant l’exemple de son père ; le cadet dans un magasin de produits agricoles.

Ildo Bianquin, après trois ans et demi que Gabriele travaillait dans son commerce de produits alimentaires et pour la maison, ansi que dans la maison du café, décida que le moment était venu de tout quitter. Gabriele accepta sa proposition d’achat et son frère partagea son expérience dès le début, tout en gardant l’emploi à la Cogne jusqu’en 1975.

En 1970, Anito avait épousé Rosina Junod, originaire d’Arvier, qui entra dans l’entreprise familiale après la naissance de la première fille, (Murielm née en 1972). Hélène par contre est née en 1984.
Gabriele s’est marié l’année même de l’achat de l’activité commerciale avec Roselda Joux et ils ont eu deux filles eux aussi : Sabrina (née en 1975) et Sonia (née en 1977). Roselda aussi est tout de suite passée derrière le comptoir.

Le mariage avec Roselda a été important pour Gabriele pour de multiples raisons, parmi lesquelles le fait que le père de Roselda, Agostino Joux, est l’un des plus importants éleveurs valdôtains et Gabriele, en l’aidant dans la gestion de son exploitation agricole, a eu la possibilité de cultiver sa passion pour l’élevage et les batailles de reines.

Le passé


Au début de l’activité commerciale, Anito s’est consacré davantage à la commercialisation du café auprès des autres magasins : « le bon café Viérin », comme le définit une publicité qui remonte aux années Soixante-dix, n’est en effet pas vendu seulement à Aoste.

Gabriele est le « maître-cuisinier » du café, celui qui a hérité d’Ildo Bianquin la recette du mélange des différentes qualités achetées. Les Viérin n’ont jamais acheté le café directement chez les importateurs, mais ils ont fait le choix de s’adresser à des grossistes, d’abord valdôtains, puis de Trieste. Ils achètent du Costa Rica, du Santo, du Guatemala et du Columbia. Les grains sont torréfiés en utilisant un appareillage historique qui est encore rechauffé par un feu de bois. La machine se trouvait autrefois en dessous du magasin et lorsque la torréfaction était terminée le parfum se répandait dans le centre de la ville. Les secrets du métier résident dans le choix du moment où il faut ressortir le café pour le refroidir mais, surtout, dans les quantités des différentes qualités qu’il faut mélanger.

Une seule petite intervention de restauration a intéressé la droguerie depuis l’achat de la part des Viérin : la réfection du plancher. Ce qui a par contre changé ce sont les acheteurs

Le présent


Revenons à l’élevage. En 1991, collaborant avec le beau-frère Delio Joux, Gabriele a suivi la restauration de la ferme.

En 2000, Delio Joux décida de se consacrer à d’autres activités. Gabriele a alors constitué une société avec Fabrizio Bisson et, aujourd’hui, ils possèdent une centaine de têtes, qui séjournent dans l’étable de Gressan au cours de l’hiver, et dans les alpages d’Aymavilles et de Valsavarenche au cours de l’été.

Mais l’amour pour l’élevage ne s’est pas arrêté là : Gabriele est également président de l’Association Régionale Eleveurs Valdôtains.

Entretemps, l’activité commerciale a poursuivi son chemin et les enfants ont grandi. En 2002, Muriel a épousé Ennio Bonazzi de Charvensod et ils ont eu deux enfants : Alexis et André. La même année s’est également mariée Sabrina, avec Igor Mathiou de Pollein. Ils ont deux enfants eux aussi : Sophie et Thierry. Sonia, cette année, s’est mariée avec Mauro Bieler, de Gressoney, qui est moniteur de ski et qui partage avec elle la passion pour la descente qui a amené Sonia à faire partie de l’équipe nationale, en participant aux compétitions de la Coupe mondiale pendant sept ans. Helène, par contre, est encore trop jeune pour penser au mariage. Elle doit avant tout terminer ses études.
En 2003, Sabrina, Hélène, Igor et Ennio ont constitué une société qui a produit l’ouverture, à Pollein, dans la zone réaménagée de l’ancien autoport, d’une glacerie.

La torréfaction a été transférée à Pollein et, tout en gardant ses caractéristiques artisanales et traditionnelles, elle a été modernisée par l’emploi de carrelages et de silos.

Le moment de transmettre les secrets du mélange approche, mais Gabriele en est presque jaloux.

Le futur


Le moment de la retraite approche pour Anito et Gabriele, ainsi que pour leurs femmes.

Pour ce qui est du futur du commerce, l’espoir est bien évidemment que les filles aient envie de poursuivre l’activité des parents.

Ce qui est certain est que le café Viérin (avec ses cinq mélanges, dont le plus apprécié est celui dénommé Haway), continuera encore à remplir les petites tasses des valdôtains pendant quelques années à venir.

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