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Le sentier du Bois de la Tour de Saint-Nicolas

Le sentier que nous allons parcourir contourne une petite montagne. Pour le parcourir il faut normalement 45 minutes de marche avec peu de pentes douces. Au cours de l’excursion nous allons rencontrer une église, un musée, un bois technologique, une aire de pique nique et un centre culturel.
Il s’agit d’un sentier véritablement pour tous (en effet sa classification est T, touristique), à parcourir en toute saison.

Il faut avant tout arriver à Saint-Nicolas. Une fois sur la place centrale du village, on tourne à gauche, vers l’église. On peut parquer la voiture tout proche d’elle et commencer l’excursion par trois visites culturelles, dont deux consacrées à la mémoire de l’abbé Jean-Baptiste Cerlogne : le curé qui fut le premier à utiliser le patois comme langue d’expression littéraire. La première est la tombe du poète, adossée au mur de l’église. La seconde est le musée consacré à sa vie et ses œuvres. Le Musée Cerlogne n’est ouvert qu’en été : de la fin du mois de juin à la mi-septembre ; de 13 à 19, fermeture hebdomadaire le lundi.

Avant d’y entrer, nous nous dirigeons vers l’église paroissiale. Aux alentours de l’année Mille, Saint Bernard, dévoué à Saint Nicholas, bâtit l’édifice religieux originaire. La seule chose qui nous reste, de celui-ci, sont quelques photos de la crypte. L’église, au fil des siècles, subit de nombreuses modifications. Maintenant elle a trois nefs, séparées par des pilastres et des arcs rebaissés. Les voutes sont à croisière et le presbytère est polygonal. Les autels mineurs, tous en bois gravé, peint ou doré, sont cinq et ils furent réalisés entre le 17e et le 18e siècle. L’autel majeur a deux registres superposés. En sortant, notre regard se lève vers le clocher : sa partie inférieure et les cloches sont du 15e siècle, tandis que la cuspide est plus récente et est datée du 17e siècle.

En sortant du Musée Cerlogne, le moment est venu de marcher. Nous nous dirigeons alors vers la petite montagne que nous avions côtoyée en voiture et nous tournons à gauche avant le pont, quand nous trouvons le panneau indiquant le Belvédère.

Le Bois de la Tour est une aire soumise à lien paysager correspondant à la limite de la terrasse d’origine glaciaire sur laquelle le village de Saint-Nicolas surgit. Cette forêt s’étend sur deux reliefs alignés et sur une surface de 14,3 hectares. Ici on peut trouver les principales espèces arborescentes de la Vallée d’Aoste. Autrefois, un système informatique permettait d’utiliser des tablettes pour consulter la description détaillée de toute espèce rencontrée. Les infos étaient données par des senseurs et elles apparaissent sur le dispositif au fur et à mesure que la promenade avançait. Désormais obsolescentes, ces tablettes ont été remplacées par d’autres dispositifs d’accessibilité. Ce site fut en effet l’un des premiers en Italie équipé pour les aveugles. Le tracé, dans ce cas, est plus court et il ne dépasse pas les 450 mètres. À son embouchure, un plastique d’orientation décrit le parcours. Pour se déplacer, un main courante est placé sur la gauche, à une hauteur de 90 cm. Le sentier des arbres a des indications à terre, constitué par des carreaux disposés en épine de poisson, qui préviennent le visiteur avant que le main courant ne change de position. Le sentier se termine à la sommité du bois, où des bancs sont disponibles pour s’asseoir. Il s’agit d’une aire où il est également possible de piqueniquer et équipée avec des toilettes accessibles aux handicapés.

Si on n’a pas de problèmes de vue, deux autres opportunités sont à saisir : la première est la présence de nombreux panneaux qui guident le visiteur à la découverte de l’agriculture rurale, de la flore, de la faune et de la géologie. Et puis il y a le Belvédère : un point panoramique en surplomb sur Arvier et la Vallée centrale donnant une vue redoutable sur les montagnes des alentours. Pour savoir quels sont les sommets les plus important, voilà qu’un tableau nous vient en aide !

Quand le moment de revenir en arrière est arrivé, on peut parcourir un petit sentier qui débouche en amont de la route au terme de laquelle nous avons laissé la voiture ou on peut ré parcourir le même tracée de l’allée. Nous choisissons la première solution puisqu’elle nous met sur la bonne route vers le hameau Fossaz Dessus. La raison pour laquelle nous avons choisi cette destination est très simple : nous voulons compléter les visites enrichissant nos connaissances par le Centre d’études francoprovançales « René Willien ». Il fut photographe, alpiniste et écrivain mais il est surtout rappelé comme l’un des pus importants chercheurs de la culture valdôtaine. En 1955, il indiqua à l’Académie Saint-Anselme la nécessité de consacrer des structures préposées à l’étude et à la conservation du patois ; en 1957 il organisa la première Fête des Patois ; en 1958 il fonda la compagnie théâtrale « Lo Charaban » ; en 1963 il fonda le Musée Cerlogne (celui que nous avons visité au début de notre promenade) et il organisa le premier concours scolaire de patois dédié toujours à la mémoire du félibre valdôtain ; en 1967 il fonda le Centre où nous nous trouvons maintenant et qui aujourd’hui lui est intitulé. Plusieurs choses justifient la visite. Avant tout la reconstruction de l’intérieur d’une maison rurale valdôtaine, cristallisée dans le temps à la moitié du 18ème siècle. Puis la collection de tous les recherches et les travaux manuels réalisés par les classes qui ont participé au Concours Cerlogne. À noter qu’il s’agit pour la plupart de classes valdôtaines, mais également venant des vallées francoprovançales du Piémont, de la Savoie, du Valais et des Pouilles. Parfois, ces manufactures, sont de véritables œuvres d’art. Et, encore, on peut donner un regard à la bibliothèque, dont la spécialisation et inévitablement la linguistique, avec d’importantes digressions ethnographiques.

Sur le chemin du retour vers la voiture, nous passons à côté du monument dédié à l’abbé Cerlogne. Le buste en bronze fut placé en 1914 aux pieds du Bois de la Tour.

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