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2004 – Nos familles: les Gilliavod

L’arrivée des premiers touristes désireux de connaître la nature et de faire des ascensions en montagne, a été le point de départ pour une nouvelle page de l’histoire économique de Cogne.

Les origines

La population locale regardait ces premiers alpinistes, anglais pour la plus grande partie, initialement avec curiosité : comment une montagne que le montagnard percevait comme source de difficultés et problèmes pouvait–elle se transformer en un sommet à atteindre pour d’autres ? Mais la conscience que cela pouvait devenir une source de gain importante ne tarda pas à se profiler, puisque les touristes cherchaient des porteurs et des guides ; ils avaient besoin d’être hébergés et nourris.

Les premières solutions d’hébergement furent les chambres jusqu’alors inutilisées dans des maison et plusieurs familles prirent ce chemin : parmi eux les Gilliavod.

Leur aventure, qui continue de nos jours, démarra au début à l’intérieur de leur propre maison dans le chef-lieu de la commune (un bâtiment rural dit Maison de la Tzervetta). Puis, en 1926, ils transformèrent une autre maison rurale limitrophe en véritable hôtel (l’hôtel de Londres). La Maison de la Tzervetta ne fut pas pour autant abandonnée, elle continua à accueillir les touristes au cours de l’hiver, alors que l’hôtel de Londres était fermé.
Celestino Gilliavod, personnalité polyhédrique et hyperactive, fut au cours de son existence maître d’école, officier postal, menuisier, conciliateur et hôtelier et il impliqua dans ses affaires la famille entière.
Chacun avait son rôle : la femme de Celestino, Maria Turcotti, et sa fille Teresina se chargeaient par exemple de l’accueil. Les deux fils Ernest et Hector, lorsqu’ils n’étaient pas occupés dans la menuiserie, s’occupaient de la cuisine. Mais le souvenir le plus intense que Giancarlo, le quatrième fils et actuel propriétaire de l’hôtel, conserve de sa mère Maria reste la passion qu’elle avait pour le linge.

Le progès amena les Gilliavod à modifier progressivement la structure hôtelière, pour répondre de façon adéquate aux requêtes de la clientèle.

Le passé

La demande d’accueil continuait à grandir. À la moitié des années Quarante, les Gilliavod prirent alors la décision de bâtir une nouvelle structure, plus grande et moderne. L’endroit choisi fut stratégique : un terrain côtoyant la prairie de Saint-Ours et située à l’entrée du bourg.
Quelques années auparavant, le fascisme avait imposé à Celestino Gilliavod d’italianiser la dénomination de son hôtel, et le choix était tombé sur le nom de Miramonti. Ce nom fut maintenu pour la nouvelle structure et il la caractérise encore.

Avec l’ouverture du nouvel hôtel, les Gilliavod constatèrent qu’ils n’étaient pas en mesure de gérer deux structures et ils choisirent ainsi de destiner l’ancien bâtiment à des fonctions différentes.

Tous les souvenirs d’enfance de Giancarlo Gilliavod sont liés aux hôtels, qui ont été son propre foyer.

Ce dont Giancarlo, encore aujourd’hui, se souvient aussi sont les câlins auprès du poêle.

En 1966, à la mort de Celestino, Giancarlo hérita de la structure, mais son choix de vie était déjà fait : il aurait poursuivi le métier d’hôtelier.

Sa femme, Gianna Torriani, s’impliqua tout de suite dans l’affaire. Ce fut pour elle un défi qu’elle affronta avec une grande compétence, en y portant sa passion pour la gestion de la clientèle et son goût pour le décor.

Giancarlo et Gianna ont eu deux enfants : Stefano et Federica. L’aîné a suivi la trace de ses parents, tandis que Federica a choisi le métier d’avocat.

Celestino Gilliavod avait aussi un certain goût juridique et une pièce de la Maison de la Tzervetta était consacrée à son activité de conciliateur. Il l’appelait le “petit salon rouge” et il y recevait les personnes qui demandaient ses conseils. Le mobilier de ce petit salon remplit aujourd’hui une pièce de l’hôtel Miramonti et contribue, avec tous les autres meubles et décors anciens, à lui donner des senteurs d’antan.

Le présent

Pour exhercer le métier d’hôtelier il faut être animé d’une grande passion, puisque ce travail demande beaucoup d’investissement de soi-même. Le temps que les parents dédiaient au travail a marqué l’enfance de Stefano, qui aujourd’hui a 32 ans.

Mais pour Giancarlo son hôtel est une scène de théâtre.

Les Gilliavod ont donc fait le choix de considérer l’hôtel comme leur propre maison, une maison vivante et en évolution perpétuelle où les clients sont des hôtes chéris auxquels on réserve tout confort et des services toujours nouveaux.

Les derniers services décrits par Giancarlo ont été la conséquence d’un choix accompli il y a une dizaine d’années, pour lequel le rôle de Stefano a été décisif.

Stefano a donc dépassé les petits chagrins de son enfance et a décidé d’être hôtelier à son tour pour des raisons bien spécifiques.

L’hôtel Miramonti offre aujourd’hui à sa clientèle 45 chambres, une salle de congrès, un centre de bien-être et surtout, un restaurant qui propose des plats recherchés mais liés à la tradition gastronomique valdôtaine. Ces plats sont accompagnés par un ample choix de vins, dont la cave est riche.

Le futur

Giancarlo est évidemment ravi que le fils ait décidé de relever et poursuivre la tradition familiale. Et ce en particulier parce que Stefano, comme d’ailleurs tous les autres hôtelier de Cogne, a compris et partagé le remède magique pour le succès d’une activité d’accueil.

Tout ce qui est fait avec cœur ne peut qu’apporter des gratifications.

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