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Valtournenche: le sentier vers la Chapelle de Jean-Paul II

Le sentier que nous allons parcourir part du lieu-dit Crèt de Perrères à Valtournenche. Traverse la zone humide, monte vers les alpes des Mandes, croise le musée Vertice et arrive à la belle petite église consacrée au Pape Jean-Paul II.
Un parcours d’été, avec des montées parfois importantes mais jamais trop difficiles ou dangereuses.

Pour arriver au Crèt de Perrères, il faut parcourir la route régionale n. 46 de la Valtournenche. Le chef-lieu dépassé, il faut encore monter vers Breuil-Cervinia mais faire attention parce que, tout de suite après un tunnel, sur notre droite s’ouvre le détour montant vers le point de départ de notre excursion. Il est assez facile de prendre le bon chemin, puisque les immeubles de la centrale électrique e Perrères sont bien reconnaissables et nous aident à ne pas tromper.

Quand nous arrivons au Crèt de Perrères, nous avons le petit hameau sur notre gauche et le parking en face. Nous garons la voiture et nous nous apprêtons à partir. Toutefois un regard à l’aire marécageuse est obligatoir.
Notre sentier le côtoyé et grimpe au milieu des alpages du consortium d’amélioration foncière des Mandes. C’est le sentier n. 19 et, si on a l’opportunité de le parcourir le matin tôt, on marche à l’ogre et on a le spectacle du soleil qui se lève au milieu des arbres. Après quelques pas, le chemin prend la pente du bois. Au milieu de la végétation, on aperçoit de temps à autre la cime du Cervin. Parfois on côtoie le torrent Manda et on le traverse aussi.

Le premier alpage que nous rencontrons est Manda inférieur. Le panorama nous offre la vie du Mont Pancherot et de la Fenêtre de Tsignàna. En progressant le long du sentier, on touche deux fois la route rurale, qui est goudronnée et quel l’on suit jusqu’à l’alpage de Manda supérieur. D’ici on jouit d’une tris belle vie du chef lied de Valtournenche et de se hameaua éparpillés, mais également du Mont La Motta di Plété et du Bec Carré. Une fois arrivés à l’étable, la direction change et il faut prendre le sentier n. 107. Après avoir traversé une plaine, il faut se diriger vers le lieu-dit Verser où le balisage indiquant le trekking du Cervin, l’écomusée Vertice et l’endroit où le Pape Jean-Paul II s’arrêta en prière sont indiqués. Encore un changement de direction et on prend le sentier n. 18 qui, en réalité, est le chemin rural qui nous conduira à notre destination.

Dans les différents alpages que nous rencontrons sur notre chemin, les vaches paissent au cours de l’été et c’est la variété d’espèces des herbes et des fleurs qu’elles mangent à cette altitude qui permet à la fontine d’alpage de prendre son goût si particulier et apprécié.
Plusieurs immeubles d’alpage se montrent modernes bien qu’inspirés des lignes architectoniques traditionnelles et témoignent de l’attention que la communauté réserve au maintien de cet élevage, en dépit des sacrifices qu’il demande.

Mais ce n’est as seulement aux prairies et à l’agriculture que nous pouvons consacrer notre attention au cours de cette randonnée : ici c’est le territoire aussi de la production de l’énergie hydroélectrique. Le barrage du Goyet n’est en effet pas loin et il est toujours en plaine activité. Il fut réalisé entre 1920 et 1930 et, sur notre chemin, se trouve le Musée Vertice. Si nous sommes fatigués, des bancs ont été placés à côté du musée pour permettre aux voyageurs de se reposer. Il s’agit d’un écomusée qui a été projeté de sorte que le visiteur n’y entre pas directement et reste derrière des baies vitrées. Il illustre l’histoire de la construction du Barrage Goillet. Il s’agit d’un témoignage d’archéologie industrielle et d’une histoire liée à l’exploitation des eaux de la rivière Marmore pour la production d’énergie électrique avec la construction de la centrale de Perrères, du Vertice, du Tracciolino (un petit train rouge qui autrefois parcourait la ligne ferrée entre le Vertice et le Goillet) vers le barrage du Lac Goillet. Si nous ne sommes pas des experts, une légende nous écrit avec précision les appareillages installés et leurs fonctions. Le musée renferme tous les équipements pour le fonctionnement du treuil à corde, les interrupteurs d’alimentation du courant électrique, le rhéostat de démarrage Agudio, le moteur Brown-Boveri, le réducteur de vitesse, les volants de traction et de renvoi des câbles avec frein de secours. Avant l’arrivée des pistes carrossables et des véhicules tous terrains, le treuil, avec le système aller/retour, faisait descendre et remonter les chariots de transport des ouvriers et des matériels destinés aux installations du barrage. Un palan à portique, démoli aujourd’hui, était placé à l’extérieur du bâtiment pour décharger les matériels et les recharger sur d’autres chariots qu’une motrice à cabine transportait sur les rails le long du Tracciolino, aux pieds du second plan incliné pour rejoindre le barrage du Lac Goillet. Dans les années 1930 et 1950, on utilisait ces chariots pour transporter les personnes. La société S.I.P., constructrice et gérante des installations hydroélectriques, organisait le dimanche de véritables excursions touristiques pour ses cadres et leurs familles qui visitaient les installations.

Enrichis par ces nombreuses témoignages d’un passé où l’industrialisation était encore étroitement liée à la sueur, nous recommençons nous, à transpirer, pour arriver au point d’arrivée de notre excursion. Le barrage ? Son lac ? Un alpage ? Et bien non : notre cible est aujourd’hui une chapelle. Une chapelle très particulière, il faut dire. Certes, nous avons déjà eu l’opportunité de parler d’architecture rurale et de voir les pierres et les poutres de bois qui les caractérisent. Nous pourrions nous attendre, à cette altitude, que l’architecture religieuse aussi respecte ces canons. C’est donc avec un certain degré de stupeur que nous admirons un bâtiment qui respecte en plein les lignes typiques de l’endroit, mais qui le fait en utilisant le verre et l’acier !
Cet édifice est consacré au Pape Jean-Paul II et c’est le propriétaire, Moreno Bich.

Il est bien compréhensible que le Pape alpiniste ait aimé cet endroit. La vue est époustouflante : sur le mont Cervin, bien évidemment, mais également sur tout ce qui nous entoure. Un endroit où bien ouvrir les yeux, certes, mais également ou il est impossible de ne pas respirer à plein poumons.
Et maintenant nous pouvons choisir : continuer notre marche jusqu’au Goillet our vers le Treuil (qui dise une heure de marche environ et d’où on peut prendre un bus pour renter à Perrères) ou bien se prendre une pause et puis reprendre notre chemin en sens inverse, pour revenir à la maison.
Un autre itinéraire nous attends bientôt !

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