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2003 – Rien qu’une vache – La vie d’alpage des jeunes bergers

Au cours de cette émission, Rien qu’une vache ? vous présentera les résultats de l’éliminatoire des batailles de reines de By et c’est depuis ce vallon, partagé entre Doues et Ollomont (terre de vastes alpages de grand renom) que nous vous parlerons de la passion, du travail et des aspirations de cinq jeunes qui ont choisi de perpétuer un métier aussi ancien que traditionnel dans les montagnes valdôtaines : celui de berger.

Responsablede la bonne marche de l’alpage, le berger est l’homme auquel les famillesd’éleveurs confient leur bétail pour la saison d’été.

C’est à luique revient la charge de s’en occuper chaque jour, en offrant l’herbe lameilleure et l’eau qui seront transformées en lait puis en fromage bien sûr.

C’est duberger que dépend en grande partie l’issue de la saison. L’aptitude à choisirles endroits les mieux adaptés pour y mener paître le bétail est en effetdécisive pour assurer la rentabilité de l’alpage, la qualité de la productionet le bien-être des animaux.

Cette profession a été elle aussi touchée par les récentes transformations de la société valdôtaine. On trouve encore cependant beaucoup de jeunes qui choisissent d’exercer ce métier, supportant une responsabilité animée toujours d’une grande passion, souvent étroitement liée aux batailles, ainsi que l’explique Firmino Vial de Nus, berger à l’Alpe Ménouve d’Etroubles.

Etpuisqu’on parle de reines, voici la finale de troisième catégorie à By.

– finale troisième catégorie

L’un des facteurs qui poussent les jeunes vers ce travail est sans aucun doute le fait d’être nés éleveurs et pouvoir continuer, de cette façon, une tradition familiale, comme c’est le cas pour Gilberto Marcoz de Brissogne, berger à l’Alpe Vermiana à Saint-Pierre.

Une autre famille qui vante d’importantes traditions en matière d’élevage c’est celle des Munier de Charvensod, comme en témoigne Hervé qui, malgré ses 23 ans, est le berger de l’alpage de Pila, à Gressan.

Toujours dans les alpages de Gressan, mais à Plan de l’Eyve cette fois, nous trouvons à l’ouvrage Giuliano Glesaz de Pont-Saint-Martin qui tranhume avec ses propres vaches et celles de six autres éleveurs.

À Ménouve,dans l’alpage géré par Claudio Pomat, un “second bergì” accompagne au pâturagele berger en titre Firmino Vial. Autrefois habituelle, cette figure aaujourd’hui pratiquement disparu de nos montagnes en raison du manque de maind’oeuvre. À remplir ce rôle, il s’agit ici de Patrick Figerod d’Etroubles, ungarçon qui, avec toute l’énergie de ses 19 ans, affiche une passion qui laissebien espérer pour l’avenir.

En dépit del’exemple de Patrick Figerod, les problèmes ne manquent pas pour ceux quichoisissent de travailler en alpage.

Mais dequel oeil les autres jeunes voient-ils un garçon de leur âge qui choisit uneprofession à contresens par rapport à la tendance majoritaire?

Et ces jeunes qui, au contraire, éprouvent encore le désir de se mesurer à une tâche qui semble appartenir à une autre époque, que pensent-ils de leur avenir, et de l’avenir en général de l’élevage valdôtain, si étroitement lié à l’exploitation estivale des hauts pâturages.

Hervé Munier a en tout cas les idées claires quant à la satisfaction qu’offre ce métier. Son discours illustre bien comme les mois passés en montagne reflètent un choix de vie.

Après vous avoir présenté la passion qui fait de toile de fond à la grande volonté qui anime les cinq bergers que nous avons connus dans cette émission, Rien qu’une vache ? vous laisse sur les images des finales de seconde et de première catégories de l’éliminatoire de By à Ollomont et vous donne rendez-vous pour lundi prochain avec un numéro dédié à une manifestation de grand succès, Alpages ouverts, ainsi qu’aux images bien sûr des trois finales du combat des reines de Brusson.

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