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Valgrisenche: le sentier vers au Refuge Bezzi

Le sentier que nous allons parcourir part de Valgrisenche. Pour le parcourir il faut normalement trois heures de marche avec un alternance de montées (parfois raides) et de plaines. Au départ de la randonnée, nous allons rencontrer les tisserands de Valgrisenche et, à la fin, l’alpage de Vaudet, mais également les restes du barrage de Beauregard et des hameaux qui furent submergés à cause de lui.
Un itinéraire estival jusqu’à son but, mais qui peut être pratiqué en toute saison jusqu’à Usellières.

Une fois arrivés en voiture au chef-lieu de Vagrisenche, il est bon de parquer la voiture à l’entrée du village et de se rendre à pieds au siège de la coopérative Les Tisserads. Ici nous avons l’opportunité de connaître un tissu ancien, produit avec la laine de brebis d’une race autochtone, qui a su se moderniser et se décliner en tissu pour l’habillement et la maison.

À la sortie de cette visite nous est plus clair de quelle façon les montagnards d’antan se protégeaient du froid sans avoir besoin des tissus techniques que le marché nous offre maintenant grâce aux progrès de la recherche.
Nous pouvons maintenant choisir : faire une promenade plus longue et arriver à pieds jusqu’au hameau de Usellières ou plutôt réduire notre randonnée à 2 heures et demi de marche et utiliser notre voiture jusque là.
Dans les deux cas, deux haltes s’imposent : la première est au barrage de Beauregard ; la deuxième aux hameau submergés.
Le barrage de Beauregard fut bâti entre les années Quarante et Soixante du XXème siècle. Après celui de Place Moulin, il devait être le plus grand de la Vallée d’Aoste, avec une capacité utile (depuis le projet) de 70 millions de mètres cubes d’eau. Ce ne fut toutefois jamais ainsi, puisque un mouvement important de la rive orographique gauche de la vallée n’a guère permis au barrage d’être performant comme requis arrivant au contraire à induire une déformation de l’arc. En octobre 2011 les travaux pour détruire la portion supérieure de la muraille on démarré. Le niveau est maintenant plus bas de 50 mètres. On compte achever ce travail en 2015.
Pour bâtir le barrage, toutefois, la mort de sept hameaux fut imposée : Sevey, Beauregard, Suplun, Fornet, Chappuis, Surier e Usellières. Les trois derniers, en réalité, existent toujours puisqu’ils sont les plus reculés. Le barrage n’a jamais accueilli plus de 2 millions de mètre cubes d’eau et maintenant, le niveau ultérieurement réduit, les vestiges de cinq hameaux fantôme ont revu le jour. Rien de plus utile pour un moment de réflexion sur l’inutilité de quelques ouvrages humains et pour voir la structure d’une agglomération rurale valdôtaine comme elle était tout de suite après la seconda Guerre mondiale. Le site le plus émouvant est celui de Fornet. Ici la présence d’une chapelle était documentée depuis 1150 et l’histoire de ce village est même racontée par un ouvrage éditorial.

Nous sommes maintenant à Usellières, à 2181 mètres d’altitude. Et, même si vous avez utilisé la voiture jusqu’ici, il faut commercer à marcher. Le refuge Mario Bezzi est situé, comme nous l’avons anticipé, à l’alpage de Vaudet, à la tête de Valgrisenche. La montée est en pente limitée et le temps indiqué de deux heures et demi pour arriver est vraiment celui d’un randonneur amateur. La direction à prendre est celle de la route qui mène aux Alpes de La Saxe (marquage 12). Ici, la route se termine et commence le sentier pratique et bien marqué qui, en 50 minutes, vous mènera au refuge. Cet endroit mérite une visite surtout pour la beauté de l’environnement et la variété de la flore et de la faune, avec une bonne paire de jumelles et un peu de patience n’est pas difficile de repérer des chamois ou des bouquetins.
Si vous n’êtes pas encore assez fatigués ou si vous voulez prolonger votre excursion sur les deux jours, le refuge Bezzi est un excellent point de départ pour de nombreuses ascensions et ski alpinisme et est également un endroit idéal pour s’arrêter le long de la Via Alta n ° 4 ou pour une visite intéressante aux vallées voisines de Rhêmes et d’Isère. Le sentier qui porte au Lac du Vuert (à 2617 mètres de haut) vient d’être réaménagé et la destination s’atteint en une heure de chemin. Il s’agit d’un petit bijou à ne pas manquer en particulier lorsque le ciel est clair et la Grande Traversière reflète dans le bassin glaciaire.
Pour les amateurs d’escalade, sur un gros rocher dans les alentours du refuge a été équipé avec des courts itinéraires du degré 5+ à 6a.
Sinon, rien n’empêche de se donner tout juste le temps d’une halte (même gastronomique, si on le veut) et puis de prendre la descente pour revenir à la maison.
Un autre itinéraire nous attends bientôt !

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