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Li Tsacolé d’Ayas jusqu’à la chapelle de Praz Charbon

Nous allons découvrir l’atelier de la cooperative Li Tsacolé d’Ayas, où les “sabot”, chaussures en bois de la tradition locale, sont créés ; nous traverserons ensuite les villages d’Antagnod et de Lignod jusqu’à arriver à la chapelle de Praz Charbon et à la colonie salésienne Don Bosco.

Le sentier, accessible à tous, demande à peu près une heure de marche ; très large en certain points, plus étroit en d’autres, il est caractérisé par des descentes douces alternées à des descentes plus raides.

Pour arriver au hameau d’Antagnod, dans la commune d’Ayas, non laissons la route nationale à Saint-Vincent, en direction du Col de Joux, de Brusson et Ayas. Ici il faut encore monter un peu, en suivant le balisage touristique. Nous arrivons en demi heure à peu près à Antagnod, à 1.769 mètres d’altitude, et nous quittons la voiture au parking face à l’École primaire. D’ici la vue est surprenante : on voit très bien le Mont-Rose, dommage qu’il y quelque nuage à nous déranger !

Nous allons maintenant visiter l’atelier artisanal de Li Tsacolé d’Ayas, où on utilise les techniques de travail traditionnelles ainsi que l’aide de quelque machine plus moderne.

En effet “passion et tradition” c’est la devise de la cooperative, qui a voulu conserver la coutume séculaire des anciens sabotiers. Les sabots d’Ayas sont des chaussures en bois d’arolle, et parfois bois d’épicéa, de peuplier et de saule, et sont réalisées en une seule pièce, présentant un talon assez important, une semelle arrondie remontant vers la pointe et une encolure assez réduite.

Les sabots en bois, dont on retrouve des témoignages aux quatre coins du monde et encore de nos jours dans plusieurs régions d’Europe, sont une invention de l’homme permettant de protéger les pieds même dans des situations de froid intense comme l’hiver alpin. Mais il ne suffit pas de les penser, il faut réussir dans la fabrication ce qui est tout autre qu’évident, car le bois est dur et ne s’adapte pas à la forme du pied: cela demande un grand savoir faire et des outils spécifiques, outre que de bonnes réserves de bois.

Le sabot d’Ayas, dit “tsòca” en langue francoprovençale locale, est l’apanage des habitants depuis de nombreuses générations. Ayas est la seule commune de la Vallée d’Aoste où ce métier s’est implanté et développé (et où il survit encore).

Des témoignages divers relatent qu’à partir de la fin du XVIIIe siècle la plupart des pères de famille étaient sabotiers tout en élevant aussi du bétail et en cultivant la terre dans le cadre d’une économie montagnarde de subsistance. À Ayas, le sabot a été utilisé de manière exclusive dans tous les moments de la journée, dans toutes les activités auxquelles se sont adonnés les Ayassins, même pour traverser le glacier du Mont Rose et se rendre à Zermatt, en Suisse, dit “Prabòrna” en langue locale.

De par ses caractéristiques particulières, de confort et de résistance, et grâce à ses qualités esthétiques et à sa valeur symbolique, le sabot résiste encore de nos jours, à côté du vaste choix de chaussures que nous propose le marché moderne.

Nous saluons monsieur Becquet et nous nous dirigeons vers place Dandrès, la place de l’église d’Antagnod, en empruntant une montée sur la droite. Ici surgit également l’Asile Dandrès, fondé en 1835 sous le nom de “Petite Maison de Charité” par François-Marie Dandrès, important personnage du clergé valdôtain, curé d’Ayas pendant plus de 50 ans, de 1817 à 1866.
Un projet de restauration est en cours de réalisation, qui transformera l’Asile en un musée moderne et dynamique, à la fois de découverte des traditions et des paysages d’Ayas. avec un centre de mise en partage des anciens savoir-faire, où les sabots et leurs outils, mais aussi un grand nombre d’autres objets, seront les protagonistes.

L’église d’Antagnod, consacrée à Saint-Martin de Tours, remonte au XVème siècle, mais la structure actuelle est le résultat de la restauration survenue au XIXème siècle. Tout près de l’église, se trouve un suggestif cimetière, contemporain à l’église, caractérisé par ses petites chapelles avec de jolies fresques.

Nous allons reprendre notre marche et nous revenons sur la route principale, qui nous amènera en dix minutes au hameau de Lignod. Ici nous admirons la très belle chapelle de Saint-Jean-Baptiste, du XVème siècle elle-même. Sur la façade, une inhabituelle fresque du Jugement Universel, refaite en 1875.

Nous traversons la route goudronnée et nous prenons la direction indiqué par le balisage jaune des sentiers vers Praz Charbon, l’itinéraire est le numéro 1, de difficulté T (touristique). Dans 40 minutes environ nous allons arriver à la chapelle homonyme à la colonie Don Bosco.

Nous passons au milieu d’un bois et nous voyons les vaches au pâturage. À côté d’elles, des agriculteurs engraissent les prés. Nous traversons un petit pont, nous passons à travers les restes d’un vieux murs en pierre et nous rencontrons des chats.

Nous arrivons ensuite à un autre balisage qui nous indique la direction vers la colonie Don Bosco et la chapelle. Là près nous voyons un petit sanctuaire dédié à la Vierge Marie, réalisé grâce au don d’un général des chasseurs alpins.

Nous arrivons ensuite à la colonie Don Bosco, composé d’une très grande structure, avec un terrain de football tout près, où les garçons et les filles, dès l’école moyenne jusqu’à l’université, viennent passer leurs vacances avec l’Aci, action catholique italienne, en pratiquant beaucoup d’activités en plein air et en contact avec la nature. Au fond du pré, face à la colonie, se trouve une colonne surmontée par une statue de la Vierge avec l’enfant Jésus.

Nous allons continuer encore un peu et nous arrivons à la chapelle de Praz Charbon, bâtie en 1736 et consacrée elle aussi à Saint Martin. Elle se trouve dans les bois longeant le vieux chemin muletier reliant Ayas et Brusson.

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