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Du musée ethnographique du Petit monde à l’ermitage de Saint-Evence, à Torgnon

Notre marche repart du hameau de Triatel, à Torgnon, pour rejoindre en deux minutes le musée ethnographique de Petit Monde. Ensuite notre marche va nous faire traverser le chef-lieu de Torgnon et nous conduire jusqu’à l’ermitage de Saint-Évence.

Le site, l’architecture et l’histoire font du Musée Petit Monde un bien culturel d’un grand intérêt pour la collectivité valdôtaine. Sur la “Créta de Triaté”, un raccard, une grange et un grenier forment un musée unique, qui accompagne les visiteurs dans un véritable voyage dans la mémoire. Construits entre 1462 et 1700, et soigneusement restaurés, ils transmettent le sens d’un passé où l’autarchie était règle de vie et de survie. À l’intérieur on peu s’immerger dans la vie de la population locale : la vie difficile, marquée par le rythme des travaux dans les champs. Les villageois vivaient en symbiose avec le territoire, avec les saisons et les travaux agricoles ; leur vie a été concentrée autour de la maison, la grange et le grenier, les locaux de stockage des produits et des bâtiments collectifs : les produits laitiers, le moulin, le four, l’école et la chapelle.

Nous allons nous diriger vers le chef-lieu de Torgnon. Nous remplissons à la fontaine notre bouteille d’eau, avant d’entreprendre la marche qui va nous conduite à l’ermitage de Saint-Evance, dans la Commune de Saint-Denis.

Nous marchons sur la route goudronné panoramique, construite dans les années soixante sur les traces de l’ancien chemin muletier, qui dans vingt minutes à peu près nous conduit au chef-lieu de Torgnon.

Sur la route, situé contre un mur effrayant de roche, se trouve la chapelle de Ponty, construite entre 1720 et 1730 et consacrée à Notre-Dame de Pitié. Une vieille légende dit qu’au XVIIème siècle, quelqu’un avait vu, au milieu des rochers, une statue de la Vierge, qu’on a découvert être de l’autre côté de la vallée. On l’a portée à sa place à trois reprises, dans la chapelle du hameau d’en face, mais la statue est toujours retournée à Ponty.

Le rocher en haut a été mis en sécurité par des réseaux de confinement métalliques, pour éviter la tombée des pierres sur la route.
La vue d’ici (et même d’un peu plus avant, où les répétiteurs des signaux télévisés et téléphoniques percent le ciel) est formidable : les hameaux de Antey-Saint-André (Buisson et Fiernaz), les villages de Chamois et la Magdelaine, le Mont Tantané et le Mont Zerbion qui dominent la vallée, et puis Torgnon.

Arrivés à un carrefour, nous continuons sur notre gauche pour arriver au chef-lieu. Ici on comprend très bien que le village est centre touristique d’hiver tout comme d’été : les pâturages alpins sillonnés de sentiers sont fréquentés par les randonneurs, les chevaliers et les passionnées de VTT. Au cours de l’hiver, les remontées mécaniques conduisent les touristes sur les pistes de ski : alpin tout comme nordique. Les randonnées ne sont toutefois pas interdites, en hiver : il suffit de prendre les raquettes !

Dix minutes plus tard nous prenons le sentier sur la droite, où le balisage jaune nous indique le parcours numéro 113 vers le Col Saint-Pantaléon, de difficulté E, ou bien excursionniste, à rejoindre en cinquante minutes environ.

Museo Triatel Petit Monde Torgnon
Museo Triatel Petit Monde Torgnon

Le sentier, qui se départ au dessus d’un grand mur en pierre, est accessible à tous, même si en certain traits sont plutôt en montée. Très ouvert, permet de voir une très belle vision sur le village ; parfois on rencontre des bancs sur lesquels s’assoir, se détendre et jouir de la vision du panorama.
D’ici on voit très bien l’église de Torgnon, consacrée à Saint-Martin et dont les premiers documents historiques remontent au 1413. Le bâtiment actuel est en style néo-gothique et remonte au XIXème siècle.

La route est très verdoyante et à ses bords poussent plusieurs de fleurs spontané, comme les coquelicots rouges.

Nous arrivons à un trait absorbé dans le bois, à la fin duquel nous sommes accueillis par Monsieur le Cervin dont la masse rocheuses imposant domine.

Encore un petit trait en montée sur les rochers et nous arrivons sur le territoire de la Commune de Saint-Denis, à la chapelle du XIIIème siècle consacrée à Saint-Martin.

Nous allons continuer la promenade en suivant la signalisation jaune qui indique le sentier numéro 2, qui en quarante minutes environ nous conduira à l’ermitage de Saint-Évence.) Le sentier ici est très suggestif, presque complètement inséré dans le bois. Caractérisée par montées et descentes alternées, il faut faire attention aux grandes racines qu’on rencontre parfois.

Des balisages nous expliquent que le sentier fait partie du circuit de “nordic walking”, la discipline de promenade avec les bâtons très en vogue aujourd’hui, et de VTT.

Finalement nous arrivons à notre destination, à l’ermitage de Saint-Évence.
Colloquée à 1670 mètres d’altitude sur un mamelon surplombant l’embouchure entre la Vallée du Marmore et la Vallée centrale et entourée par nombreux arbres, la chapelle a été construite en 1845. Elle a pris la place d’une chapelle existait déjà au XIIIe siècle et rentrait parmi les immeubles de propriété du chapitre de Saint-Ours. Un oratoire fur érigé aux frais de la commune, probablement après la peste du 1630.

La position panoramique a justifié la construction de l’édifice, d’abord comme un ermitage pour accueillir les saints penseurs et dédié à la prière et, plus tard, comme lieu de culte pour les fidèles venus ici pour accomplir des rites avant le semis. Aujourd’hui encore, la chapelle est un lieu de pèlerinage pour souhaiter des printemps pluvieux.

Le moment est arrivé de rentrer à la maison, surtout parce que le ciel nuageux menace l’arrivée d’un grand orage.

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